wicked lands

these violent delights have violent ends

「tell me, we both matter, don't we ?」→ BLAKE

see how deep the bullets lies

━ Et ce soir, le tonnerre dans nos cœur déchirent ces souvenirs fugaces
(( je veux me rappeler de ton sourire ))

Il ne sent ni le froid, ni le temps qui passe dans ce huit clos mal organisé. Il est le meurtrier et la victime. Mais surtout, il est le perdant. Il le sait ; Il perd contre ses émotions, contre ses sempiternelles remontrances qui lui dévorent les entrailles. Capsule temporelle, la vie le rattrape bien assez tôt tandis que ses doigts frémissent une dernière fois contre l'écran de son téléphone portable. S'il ne se sentait pas pleurer Silence aurait cru à un rêve interdit, le genre de chose qui pourfend le cœur en sifflant des 'à jamais' sous couvert de la vision d'une idylle longtemps fantasmée. Mais là, dans son royaume où les pensées deviennent des impératrices cruelles, Silence se sent sous tension.
((Et audible est cette pression
qui fait craquer ses os
))
Et là ça n'attends plus. Son sang mugit, ses mains se pressent contre son lit défait pour en sortir en quelques mouvements gauches. 'sors', 'rejoins moi' ; Ça pousse à la tumulte dans son cerveau fatigué par l'insomnie. Silence s'agite, d'habitude si morne et si lent dans ses démarches quasi-lunatiques. Quelque chose le rend presque animal ((instinctif)), le secoue si intensément qu'il manque d'en perdre l'appui contre l'un des murs de son antre. A la recherche d'une lumière qu'il espère découvrir en tâtonnant d'une main impatiente, il l'oublie aussitôt, s'éclairant de la lumière de son téléphone en dernier recourt. Il ne lui faut pas longtemps pour trouver ses chaussures, peu préoccupé de la veste car elle lui semblait bien superficielle sur lui moment. Il n'aurait pas froid.

Il a juste besoin de sortir
Sortir d'ici comme il aurait dû le faire il y a cinq ans

Il signe les couloirs silencieux de l'institut d'un pas rapide. Silence est encore assez discipliné pour être au pas, mais on voit bien que son visage se fait dur, presque de ceux des conquérants à qui rien n'effraie. ((je veux te voir)) l'insolent jongle avec sa respiration qui se raréfie, se croyant avoir la précision d'un oiseau de proie lorsqu'il atteint la porte d'entrée à l'aide de talons claqués fermement au sol. Portail franchi, c'est ainsi qu'il prend son envol pour atteindre les lueurs du soleil qui se lève, se mettant à courir de toute ses forces sans se permettre de se fondre dans ce corps aux faibles capacités physiques.

Son prénom s'imbibe dans son cerveau, se déverse dans le bord de ses yeux pour rêver de s'échapper sur son visage amoindri. Il frotte une énième fois ses mirettes d'un geste de manche abrupt alors qu'il ressassait ce manque mortel, ce fossoyeur sentimental qui avait minutieusement construit son tombeau sur ces longues années. Et contrairement à ce qu'il peut croire, c'est justement ce sentiment qui le fait poursuivre l'effort, le force à serrer la mâchoire dans la préparation des nombreux coups de poing à venir.
Comme si avec lui ça avait toujours été un cas de fortune inévitable. On est liés. Silence le pensait aussi, mais il s'acharnait à croire que ce n'était qu'un simple écho dans une montagne trop vaste pour se faire entendre. On est liés. Et ça même dans cette douleur, Silence en était persuadé. Si seulement il pouvait s'arrêter de pleurer, si seulement il était assez fort pour se voir gravir la pente sans s'y arracher les ongles à force de s'y tenir. Pauvre enfant, diable émotif qui se tort sur lui-même pour se mordre la queue. Il avait été si longtemps évidé, en perte de conscience, que les stimuli devenaient des monstres de feu prêts à l'engloutir. Il était victime de ses émotions. Gobant l'air en dernières ressources, c'est sans trop tarder qu'il échoue à sa destination, le rapace devenant finalement un oisillon boiteux à peine touchait-il le sol.

Et dans ces moments là, il n'y a qu'un regard, qu'un contact pour se sentir chez soi. C'est ce qu'il lui inspire immédiatement lorsqu'il pose son regard sur lui, confirmant qu'il n'était pas qu'un mirage dans sa vie misérable. Blake, c'est le symbole de sûreté, la cristallisation d'une vie passée qui continuellement, tailladait ses côtes afin qu'il ne puisse jamais dormir en essayant de se rendre assez sourd pour l'ignorer. Il est le genre de douleur qui lui fait mal à en mourir, le genre de bonheur qui élève son esprit au stade d'illuminé
Ô dieu qu'il brûle ce Icare fasciné par les rayons dévastateur du soleil
Et il le voit
il le voit
c'est comme si c'était hier et non plus aujourd'hui
comme si cinq années n'était plus qu'un infime détail

Miroir de son état, ils ne ressemblaient plus qu'a deux gosses ayant fait la course pour voir qui était le plus rapide
Et alors que Silence avait été perdant jusqu'ici, il remerciait cette fois-ci ces dieux d'habitude si étrangers à lui de l'avoir fait victorieux pendant quelques secondes
Car elle était là, devant lui, sa victoire

Mais les mots manquent et c'est trop dur d'emprunter ce radeau de la méduse face a la mer chaotique qui s'offre à ses pieds. Silence a de nouveau peur et son cœur se renaît en phénix pour se contracter de frustration. Blake a changé. Il le voit, il arrive à le sentir sur les courbes variables de son existence. Sur son visage s'impriment des marques invisibles et visibles, incendies de rue qui dansent sur l'épiderme.
Blake à le goût du bitume désormais, amère et difficile
Il a le parfum d'un enfant rêvant d'être libre
d'un garnement qui a grandit dans la précipitation

Et Silence lui, il s'écroule. Il regarde le ciel avec un visage lourd, l'aube de sa culpabilité étant de nouveau en sa possession, cycle immortel qu'on lui conte à la façon d'un chant mortuaire. Il avait été ce Candide croyant de toute ses forces que le monde se serait vu clément avec le blond ; et il décantait en remarquant que le fer s'abattait même sur les plus valeureux. Maltraité entre joie et tristesse, il remarquait que toute deux se complétaient admirablement bien.
━ Et ça venait à le répugner.

D'un mal qui vibre, il s'arrête, s'immobilise. S'il en avait la force, son corps irait le rejoindre pour le serrer dans une étreinte immortelle. Rien qu'eux. Mais il a l'impression que ça lui est encore interdit, qu'il devait encore se punir pour ses actes. Pourquoi les choses seraient-elles si facile pour lui ? Il a beau se remémorer ses mots, il continuait à vouloir faire face au mur. Silence dévie une seconde fois le regard, continuant à happer l'air suite à course effrénée. Ça fait bien longtemps qu'il ne s'est pas sentit si frêle, si minuscule... Presque tremblant. F r a g i l e devant l'Autre. Il n'y a que ses larmes pour parler à sa place, car elles viennent une énième fois inonder ses yeux déjà irrités par celles qui les précède.

il hurle presque un 'Blake' à la voix tristement cassée, désespéré. Ses genoux touchent finalement le sol même s'il ne se risquait pas à le quitter du regard, peur viscérale qu'il puisse disparaître de nouveau.
Il est là mais il se sent si mal. Il est là mais il est se sent si malheureux.
((Icare vient de se brûler les aîles))
((Icare vient de se faire c o n s u m e r par le ciel ))

Et pour la première fois depuis longtemps
– (( le)) Silence n'est plus
il devient de nouveau Kaeru
✖️
Mer 19 Sep - 6:58
Silence
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hinos
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