wicked lands

these violent delights have violent ends

tu t'oublies // daddyago




Yet I am not more sure that my soul lives, than I am that perverseness is one of the primitive impulses of the human heart-one of the indivisible primary faculties, or sentiments, which give direction to the character of Man

Il enlace ses draps, ses doigts viennent se glisser doucement dans les plis, il caresse la douceur et le parfum d'une nuit froide. Cils qui battent, le brûlant de l'air qui s'y glisse. Minutes qui coulent sur son dos, son échine, sa nuque, le temps mord sa peau, tord le corps dans d'étranges angles, courbatures de luttes égarées. Il attend, il se noie dans son matelas, il ne peut plus se lever; il s'endort, il meurt. Carreau limpide qui donne sur un vertige addictif d'une ville presque éveillée, une ville qui tangue entre le crépuscule et l'aube, une nuit qui répète les mêmes clignements d'éclat. La radio grogne une musique basse, qui ne parvient à ses tympans. Un jazz timide qui n'ose pas lever ses gammes et qui reste dans le futile et l'inconscient, il le maintient cependant attentif; il veut épouser les notes, les décortiquer, forcer son esprit à les lire une par une et à comprendre son sens, car si par maladresse il viendrait à détourner son attention sur l'intérieur de ses mœurs - il espère en posséder toujours, il viendrait à en crever. à vomir des insectes et des cafards nécrosés qui ne font que quelques pas pour ensuite venir claquer à ses pieds.

Encore 10 minutes. Amarante, il te reste encore 10 minutes à attendre. le message s'est bien envoyé, il a vérifié au moins 6 fois. ses doigts s'impatientent, ils griffent les draps maintenant, il roule, il tombe, il est enfouit dans ses draps, il veut que le temps se dépêche, il veut que le joueur de violon vienne tout de suite.

Il est tombé, littéralement, il s'en fiche, la douleur ne l'atteint plus, ce n'est rien. ça lui rappel juste un peu que -oui- il respire toujours. il observe la lumière tomber sur les murs, amarante, il ne trouve plus d'autres occupation et la radio s'est arrêté. virevoltant dans la poussière, mouvement brusque, il se lève et enfile une chemise; on vient de sonner.

brusque, presque une course, il ouvre la porte et sa main épouse l'épaule, et les yeux enveloppe le corps d'un voile de tendresse, d'une mélopée joyeuse.

- ... tu es là il peut faire mieux comme salut mais chez lui -en humain- il oublie comment se comporter avec sens.   

(c) SIAL
Lun 3 Sep - 4:25
Amarante
habitation :
perdu au nord
affiliation :
celui qui observe les tréfonds de vos douleurs sans pouvoir y toucher physiquement, relié aux veines d'eskeia, il est ses yeux.
particularités :
Asclépios s'est penché au dessus de l'être hurlant pour déposer ses lèvres sur son front, et la médecine alla alors nécroser son cartilage. plonger dans ses iris ouvre la porte de vos sentiments, les méandres de vos tourments s'apaisent l'espace d'un instant, en tête à tête avec l'ange, il aspire tout. vous êtes sincère à vous même, vous êtes libre, vous êtes vulnérable, et lui s’imprègne de vous
avatar :
hisoka by rbb & julian mackay
Messages :
24
Date d'inscription :
15/08/2018
yvridio

les petits trésors sont ceux où il est écrit : j'y suis. [...] mais les plus beaux sont ceux où l'on pourra lire : j'y ai été. {h. müller}


qu’est-ce qui fait de ton nom un mot gravé dans la chair ? quel sens, quelle signification possèdes-tu, qu’en si peu de temps les réminiscences restent toutes entières ? amarante, au-delà de tes lettres, {immortel} comme la mer. cléanthe n’a nul besoin de violon, qu’il se souvient de cette danse une nuit sans étoiles – sans tourments – où tes pas accordés ont ravivé la scène.

il aima ta prestance. l’aise des gestes. il aima si bien ;
qu’à tes mots adagio revient.

à la dernière lumière, il atteint sa cambuse. ses doigts de marbre refusent une réponse et il se pare d’un sourire, car le musicien aime bien se faire attendre. tu sais qu’il viendra, le silence parle pour lui. irrévocable. abandonner son vélo à l’entrée. il salue la cuisine, le salon, ses pieds délaissent les baskets, le temps de s’attifer autrement. c’est bien connu, venir à ta rencontre nécessite belle parure. inutile dira-t-on, mais pour les cœurs attachés, cléanthe désire galante contenance. d’un nacre, envelopper sa peau porcelaine, il glisse dans l’étui partitions vierges de tout nom, ossian – le violon – puis thé en herbes. d’un geste, relâcher sa chevelure, puis enfiler bottines, que persée jalouserait. car ainsi file petite luciole à travers la ville. adagio, l’esprit leste, s’engouffre dans le métro qu’il en ressort déjà, un sourire accroché bien avant l’arrivée.

tempo. presto. entre toi et lui, il n’y a que ta porte. au parterre les tourments, cette nuit les planches vont brûler de vos accords familiers. entendre le mouvement – preste – d’une existence, cléanthe allonge son sourire, et se laisse porter par ton regard. ta voix.

la sienne, doucement guindée. figure rayonnante.

sempre. je suis ici dès que tu m’écris. et il entre, comme s’il s’agissait de sa propre demeure, jeune comédien à l’allure aérienne. il a cette deuxième peau, creusée de malice sereine.

d’un pas agile, éveillé par amarante, adagio se retourne puis se fige. de l’épaule, faire glisser la sangle, sans lâcher son hôte des yeux, ouvrir l’étui pour débuter la danse. capturer un nouveau portrait. un souvenir de toi qu’il saura récalcitrant. de cette relation ancrée dans la continuité, il conserve un goût insatiable.

tu m’as l’air agité. demande-moi ce que tu veux, je saurai le jouer contre le temps. déjà l’archet succède son bras, le musicien accroché à son violon, comme ces poses immortalisées au cœur des concertos.
hehehehe

Mar 4 Sep - 7:32
adagio
habitation :
un appartement dans l'ouest tout près de la grande place
particularités :
depuis quelques années adagio semble avoir des troubles de la mémoire, particulièrement accentués lorsqu'il s'agit d'apprendre quelque chose de nouveau ou de rencontrer quelqu'un pour la première fois. certains éléments répétés encore & encore depuis longtemps restent ou des bouts de sa vie significatifs, mais s'il ne s'agit pas - pour l'instant - d'un seuil critique, adagio s'en soucie beaucoup.
avatar :
okumura eiji ((banana fish)) & timur simakov ((irl)) // ©astralblake ♥
Messages :
23
comptes :
daddy au rapport~
Date d'inscription :
22/08/2018
hinos



Yet I am not more sure that my soul lives, than I am that perverseness is one of the primitive impulses of the human heart-one of the indivisible primary faculties, or sentiments, which give direction to the character of Man

Sa voix s'incruste dans son organisme, sous ses veines, et les iris s'embrassent dans une teinte nouvelle, dans un dégradé d'encres. Souffle qui se fait court, il suit ses mouvements, la valse a déjà débuté. Tout devient plus fluide, plus puissant, l'ambiance s'empourpre d'une timidité méconnaissable, un souvenir palpable qui se tient devant le séducteur des notes. corps qui suit le rythme, amarante il ne veut décrocher son regard de lui, il veut rester là, droit, las, juste à goûter les lignes des courbes malicieuses d'une mélodie qui ne lui appartient pas.

- toujours à vivre pour ce palpitant .. il s'approche, pas de loup, indécis. il pourrait presque sentir le battement de ses cils contre ses lèvres, un sourire s'y arrache; méticuleux. je me demande encore pourquoi tu reviens ici à chaque fois que le chagrin m'aveugle..

amarante tu t'égares. et il le remarque rapidement. alors démarche qui se déhanche, jeu d'élégance, il retourne s’asseoir sur une chaise.

- s'il te plaît joue quelque chose .. de pur. quelque chose qui s'éloigne de tout méandres infectés par le chagrin.

main qui s'égare sur le rebord d'une tasse de café et pourtant son regard y reste attaché; sur cet être. salvateur et sauveur, il vient toujours l'extirper de la nécrose des êtres humains, mais jamais ne s'y frotte, jamais ne tente de lui même s'égarer dans les iris de ce psychologue; ce serait pourtant si facile.
la question vient alors se reposer; pourquoi tu reviens toujours, pourquoi tu t'égares à le retenir dans un petit coin de tes pensées sauvages.
chevelure rousse, sourire rieur à l'éclat fatigué, il ne faut pas chercher bien longtemps pour retrouver pareil avatar; et pourtant celui-ci il le retient. et amarante ne sait qu'en penser.

- quel grossier personnage je fais, je ne t'ai même pas demandé si tu voulais boire quelque chose avant, ou même si tu allais bien. c'est une tentative veine de paraître humain, mais elle ne trompe personne; la clarté de ce lien fait que les mensonges ne parviennent pas à salir la toile si pur de cette voix.

amarante tu t'égares encore.  

(c) SIAL




Jeu 20 Sep - 0:49
Amarante
habitation :
perdu au nord
affiliation :
celui qui observe les tréfonds de vos douleurs sans pouvoir y toucher physiquement, relié aux veines d'eskeia, il est ses yeux.
particularités :
Asclépios s'est penché au dessus de l'être hurlant pour déposer ses lèvres sur son front, et la médecine alla alors nécroser son cartilage. plonger dans ses iris ouvre la porte de vos sentiments, les méandres de vos tourments s'apaisent l'espace d'un instant, en tête à tête avec l'ange, il aspire tout. vous êtes sincère à vous même, vous êtes libre, vous êtes vulnérable, et lui s’imprègne de vous
avatar :
hisoka by rbb & julian mackay
Messages :
24
Date d'inscription :
15/08/2018
yvridio
tu t'oublies // daddyago
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LILY ❝ easy as a kiss we'll find an answer.
» Oublies ou gaufres fines au miel
réponse rapide

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum