wicked lands

these violent delights have violent ends

your name — OCELOT (FLASHBACK)



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L’humidité soufflée entre tes brèches éclatées te font siffler.
Telle une épave, une ruine traînant parmi les étendues macabres.
Le vent salin amené par la côte voisine nourrit l’orage déjà étendu, grossissant les formes grisâtres qui n’ont que de hâte de t’éclater au visage. Et tu te meus, le pas incertain, le déséquilibre en exèdre.
Te voilà, tu désertes.
Le lieu de ton péril, de ton accident malhabile.
Une bête erreur, de quoi être moqueur quant à ton indéchiffrable flegme. Petite lésion est devenue grande contusion. Ce qui n’était qu’un éclat se fissura, toi qui tombait de haut. Jambe à la main, tu parcours ton bout de chemin, claudiquant, tombant.
Pathétique petit caillou.
Les premières gouttes coulent le long de tes parois polies, se perdent et glissent dans tes artifices taillés. Chamboulée de par la lumière disparue, tu perds ton regard hagard dans les brumes distillées de la plaine dévastée.
Sous tes pieds s’effacent les herbes folles et quelques azalées, laissant place au sol bitumé.
Tu regardes comme déconnectée cet étrange lieu retapé, tes sens égarés te disent d’y aller, de te cacher. Que personne ne viendra te perturber.
Si tu ne connais pas la douleur, il y a ce sentiment lassant d’être incomplète, quelque chose qui te fais tourner la tête.
Alors D’Artagnan, tu pénètres en ce lieu mystérieux, te mets à l’abris de la pluie sous un renfoncement dégagé afin te protéger.
Comme un animal blessé, tu partages tes pensées entre l’alerte constante et l’abandon au vague, au brouillard. Tu délaisses la réalité, souffles dans tes joues, lassée.
Bas du crâne appuyé contre le mur, ton unique genou replié contre ta poitrine étriquée, tu regardes le morceau bleuté de la cassure, dépitée.
Tu es une idiote, tu ne penses jamais assez.
Tu agis pour ensuite regretter.
Que tu es en colère d’être cette petite écervelée.
Cent années ne suffiraient pas à redresser tes lacunes ancrées.
Il y a une silhouette gracile qui se dessine, des pas qui crissent. Ton réflexe premier est de te replier, le regard agacé car tu es perturbée. Tu ne voulais pas être vu ni dérangée, tu n’avais que ce lieu pour disparaître.
Tu dévisages la nouvelle venue, de la hargne dans tes pupilles rétractées, de la mollesse dans tes gestes inachevés.
Lenteur incroyable comme si tu allais te briser, expression qui crie de ne pas s’approcher. Vulnérable comme humiliée dans ton état de minéral ébréché.
Tu as un instant de frustration, comme un spasme qui pourrait remuer ton échine, te faire serrer les poings et taper du pied.
Mais il n’y a qu’un non inaudible qui se forme sur tes lèvres pâles, une plainte attristée d’être vue et prise sur le fait. Tu crains dorénavant pour ta survie avortée.
L’on ne sait jamais ce qu’il se passe derrière le regard organique des hommes, derrière cette humidité brillante. Alors tu scrutes, soutient celui-ci d’une manière pénétrante.
Tu tentes de lui tourner le dos, de replier tes membres, petit embryon qui se crispe dans son noyau. Tes œillades sont inquiètes et tu retiens contre toi le membre perdu.

« Je sais bien que ça sort de l’ordinaire, mais il n’y a rien à voir. »

Calmement, les mots remontent ta gorge, se frayent un chemin à travers tes lèvres.

« Je suis pas une attraction. »

Ton regard se noie sur le sol détrempé, ignorant évidemment le fait que tu t’es réfugiée sur une propriété.
Ce mot n’a pas de sens, il ne fait partie de ton vocabulaire. L’appartenance n’existe pas pour toi.
Il y a de la honte sur ton visage poudré que tu tentes de dissimuler derrière tes mèches courtes et découpées.
Un regard glisse en coulisse, elle apparaît toujours dans ta vision, à la limite de ton angle mort.
Un soupir te quitte, tes épaules s’abaissent.

« Je parie que je serais une affreuse paire de boucles d’oreilles, pas la peine de reluquer. »

Dim 2 Sep - 21:00
D'Artagnan
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kosmo


your name [Flashback]

(( D'artagnan & Ocelot ))
Respiration quelque peu difficile, fermant derrière toi d’un coup sec avec ton pied, légérement à bout de souffle, sous l’effort d’avoir traîner cette vieille moto toute cabossée, trouvée non loin, sous un tel temps, jusqu’a cet endroit quelque peu décrépit. Ce garage délaissé pour une raison qui t'échappait encore, même avec le temps. Mais tu reconnaissais en effet, ce lieu qui t’était apparu, il y a un certain temps, en vision.

Pour la première fois de ta vie, tu avais eu trois flashs bien distincts espacés de quelques minutes, mal de crâne puissant et tout à fait imprévisible. Chaque vision se voulait à la fois énigmatique, visuel comme auditif, mais l’une d’entre elles t'échappait sous toutes ses formes. Tu savais -ou plutôt sentait- qu’une certaine destinée se tramait derrière ce phénomène. Quelque chose que tu te devais d’accomplir. Ou sinon tout cela n’était qu’une simple divagation adolescente, liée à ton manque d’expérience pour pouvoir suffisamment te prononcer sur la question. Tu avais besoin au fond de toi, de réponses, de vérification approfondi sur le terrain, mais la question la plus fondamental était réellement sur la temporalité de chacune. Etait-il trop tard ? Ou étais-ce un simple avertissement de ce qu’il risquait de se passer ?  Avais-tu vraiment le choix dans cette histoire ? Tel est le fardeau de ton pouvoir associé à ta curiosité sans borne.

Le premier flash qui t’étais venu était lors d’un entraînement il y a de cela quelques mois, tu voyais des images de ce lieu, sous différents angles. Une ambiance spécial s’y dégageait dans ce vieux garage familial, des photos jonchaient les murs. Des gens travaillaient ici, pour finalement en une fraction de secondes, tout voir changer. En perdition. Perte de nouvelle perspective future. Un rappel d’une époque révolu ? Peut-être que ce lieu ne demandait qu'à retrouver l’âme qui lui avait été volée il y a bien longtemps, présence inexistante, saleté omniprésente, sanctuaire saccagé, sombrant peu à peu aux cris des vagues lointaines, sous la tutelle des bruits de murs travaillants, ne demandant qu'à retrouver une seconde jeunesse ? Cela t'appelait, murmurant ton nom, insistant presque pour que tu retrouve ce garage, un souhait délivré pour que tu en fasse réellement tien, un beau jour.


Cela faisait déjà depuis deux semaines que tu avais réussi à faire dégager les quelques zonards et squatteurs qui continuaient de venir, pensant que personne irait le réclamer. Pas de proprio, aucune paperasse à remplir, mais toujours des “zéros” pour venir squatter ici.

Dans ce coin là, il faut bien montrer qui est le chef. Apprenant très rapidement que sous la délicatesse de ton physique, tes poings savaient comment parler aux hommes et les remettre à leur place. Faisant taire les plus bavards, se trompant lourdement sur tes capacités, sous le prétexte que tu es une fille. Tu t’étais battu pour l’avoir auprès de ses péquenauds. Tu penses pas qu’ils reviendront tôt ou tard ? Qui sait.

Ici, c’était désormais chez toi. Et tu allais essayer d’en faire ton palais.

Ta deuxième vision, provenait de cette moto fraîchement trouvé non loin d’ici. Tu en avais vu un fossé, des indications visuels des objets dans les environs. Le plus dur, venant bien sûr du fait que tu connaissais pas vraiment les environs. Tu avais déjà traîner par ici pour une mission, mais rien de bien long pour t'imprégnait des environs. Elle avait été abandonnée donc dans un fossée non loin, tu avais eu de la chance d’arriver avant que cette pluie commence à tomber, sinon les dégâts internes à cause de l’eau et de la boue aurait pu encore plus être importants.
Prouvant encore une fois que les gens ne savent pas prendre soin de leurs possessions, dès que cela ne marche plus, dès que cela devient encombrant, hop on le fout quelque part, ni vu ni connu, peu importe si c’est réparable. Le genre humain était bien méprisable pour ce genre d’aspect.

Pourtant même si tu n’es pas mécanicienne, tu semblais sûr de toi, après une telle vision, cela devait forcément venir juste de quelques pièces à changer. Tu avais bonne espoir, toujours autant positive.

Pour le moment, tu allais la laisser ici dans ta nouvelle planque. Tu trouveras bien quelqu’un pour t’aider dans ta quête de restauration. Te voyant déjà enfourcher ce petit bijou pour te déplacer plus rapidement, d’un point A à un B. Cela pourrait te donner même un certain style. La question épineuse serait plus du ressort du carburant … Il te faudrait vraiment de l’aide sur ce coup là, car tes connaissances seuls ne t’aideront pas plus que ça dans ce domaine, nécessitant un savoir et une pratique que tu n’as pas, pour l’instant.

Peu importe dans l’immédiat, tu allais devoir faire sans.

Mais quelque chose continuait encore à te tracasser, elle occupait toutes tes pensées, maintenant que les deux premières choses avaient été réglés.
Est-ce que tes choix avaient été les bons. Peut-être que tout ce que tu as fait depuis que tu es dans l’est, causera du tort à quelqu’un. Tu ne regrettais pas une seule seconde, d’avoir mis une rouste à la bande de zonards pour obtenir ce garage. Non, c’était encore autre chose. Incertaine, tu repensais alors à la troisième et dernière vision, qui t’avait paru si compliquée et incompréhensive à comprendre. Peut-être que ton pouvoir voulait t’apprendre une leçon. Une finalité, un tout qui résumerait ce voyage, cet appel à l’aventure. Forcément, tu savais qu’il devait y avoir un lien avec les deux premières. Tu espérais du fond du coeur, ne pas t’être tromper dans tes déductions. Te posant alors un instant, sur une chaise, contemplant au calme, ô combien tu avais pu être impulsive dans cette histoire, à partir ainsi pour résoudre quelque chose dont tu n’étais même pas sûr et certain de pouvoir résoudre à toi seul.

Inspirant une fois, expirant doucement. Fermant les yeux.
Tentant de te remémorer ce que tu avais pu voir à ce moment là.


Goutte d’eau, ô combien particulière, pureté simplement visuelle, différente de toutes celles que tu avais pu voir jusqu'à maintenant, de par sa couleur rappelant une mer déchaînée et sauvage, creusant la roche avoisinantes à travers les affres du temps. Un flot d’émotions intenses te parvenant. Appellant aux larmes, rappellant d’une certaine façon, quelque chose que tu gardais au fond de toi. Une plaie qui ne se cicatrisera jamais. Tu entendais des hurlements, de la haine. Finissant alors par cette même goutte d’eau se cristallisant, prenant une certaine ampleur sous une mer imaginaire, non loin d’une plage vierge d’un seul grain de sable, sous le fracas des vagues aussi brutales que destructrice, alors que ta vision se troublait peu à peu, tout en disparaissant, sous couvert d’avoir mouillées tes propres yeux, causer par la puissance de ce que tu avais vu.

Qu’est ce que cela voulait bien signifier ?

Une longue inspiration, tu avais beau chercher, rien ne te venait et le temps semblait jouer sur ton jugement. Tu avais déja chercher du côté de la plage, sans succès. La pression que tu te mettais semblait trop énorme pour que tu puisse la supporter plus longtemps. Jetant alors cette même chaise contre le mur, dans un énorme fracas. Ta respiration semblait folle, tes yeux ne cessaient pas de cligner, sous le coup de l’adrénaline. Tu détestais ce sentiment d’ignorance, du plus profond de ton âme. Te manquant des clés pour le comprendre. Tu n’aurais pas aimé que les gens puissent voir combien tu semblais autant animal sur l’instant. Criant cette rage intérieur, résonnant dans la bâtisse toute entière.

Pourquoi tu te mettais dans des états pareils, la réponse te viendrait bien, en faisant plus preuve de patience et de réflexion ?
Glissant le long du mur, tu finis ainsi assis à même le sol, recroquevillé, les larmes te venaient sans aucune explication.

Tu devais te calmer. Réfléchir comme tu savais le faire.
Essuyant d’une main, les larmes qui perlaient ton doux minois, murmurant alors quelques mots.

- Pourquoi ? Qu’est ce que j’ai pu manquer ? Cela ne peut pas être un lieu ... Un objet ou un véhicule encore ? Non. Par pur élimination, cela peut pas être ça… Mais ce que je comprends pas c’est comment une goutte d’eau pourrait se cristalliser en pleine mer ? C’est quoi cette vision toute pétée ...  


Te levant alors, continuant d’essuyer tes larmes soudaines, tu regardais alors ta main.  Faisant le lien entre le côté organique de ta main, le liquide et la cristallisation dont tu mentionnais.  
Comme un déclic, tu compris alors ce qu’il t’avait peut-être échapper.

- Mais attend, pourquoi j’y ai pas penser plutôt. Et si, c’était une gemme, une kosmo ? Un lieu, un véhicule/objet et pour finir sur une personne. Cela se tiendrait. Cela expliquerait aussi pourquoi la dernière vision semblait la plus étrange. Comme le sujet de celle-ci était d’une nature plus complexe que les deux autres.


Un peu plus rassurée, complètement absorbée par tes pensées, ton monologue interne sans oublier, par la pluie qui faisait rage dehors.
Tu n’avais pas fait attention au fait que quelqu’un s’était introduit dans ce lieu désormais si particulier pour toi. Jusqu’à que la petite porte de service, que tu avais oublier de verrouiller, se ferma dans un grand bruit sourd.

Un grand silence, Ocelot, tu te demandais alors, qui était-ce ? Tu n'attendais pourtant personne ?
Ton premier réflexe aurait pu être d'attraper quelque chose pour te défendre, au cas où. Une barre de fer par exemple. Mais tu ne sais pas pourquoi, cette pensée te paraissait quelque peu absurde.
Avançant calmement vers la porte, pour trouver où était cette fameuse personne. Précautionneuse, regardant bien autour de toi. Entendant alors des bruits comme si quelque chose ou quelqu'un cognait au sol. Cela pouvait sembler effrayante, mais ce lieu n'était pas  aussi petit qu'on pouvait le penser, au premier abord.
Tu vis une jambe dépassé, mais étrangement, elle n'était pas là où elle aurait dû être. Tu t’arrêtais un instant, ne comprenant pas trop la situation qui se présentait à toi. Mais quelques pas de plus, te menant droit à une jeune personne d’apparence efféminée. Tenant fermement sa jambe gauche. La tête légérement baissée, des lippes tremblantes, intimidées mais si belle que tu aurais voulu les embrasser.

Tu semblais décontenancée par ce que tes yeux souhaitaient te montrer.
Happer par la situation, ne sachant pas par où commencer.
Tu compris dans l’immédiat que tu avais à faire à une kosmo.
Mais ce qui te surpris et t’ébahit le plus dans l’histoire, c’est la stature et le physique de celle-ci. Une image psychique s'imprima dans ton esprit, quelque chose qu'il ne pourra jamais oublier.

Ocelot, avoue-le, tu souriais débilement sans mauvais fond, c’était simplement parce que le coup de foudre était juste à tes portes.
Bien sûr que tu ne pouvais pas être énervée contre elle. Tu ne comprenais pas le moins du monde, la situation, mais tu ne pouvais pas t’empêcher de la fixer tendrement sur quelques secondes.

Alors qu'elle-même te dévisageait sans vergogne, comme si elle se sentait humilier que tu la zieute ainsi. Ses gestes sont ceux d'un animal blessé. Protégeant contre tout, sa jambe qui semblait lui avait été arrachée. De ses cheveux bleus évoquant le plus beau et profond ciel que tu aurais pu voir de ta jeune existence. Son visage de poupée quelque peu crispé par la situation où elle devait se trouver. Trempée de la tête au pied.

Elle éprouvait alors le besoin de te parler, te sonnant d'arrêter de la reluquer. parlant alors qu'elle n'était pas une attraction. Tu recules alors légèrement, non pas de dégoût mais de surprise face aux mots qu'elle employaient. Elle semblait vraiment sûr et certaine que tu allais lui faire du mal.
Elle semblait réellement dans un piteuse état, te rappelant toutes les missions que tu avais effectuer pour Anké, dans les bataillons d'explorations. D'un sourire sincère, sans aucune peur. tu t'approchais d'elle, lui tendant la main.

- Je sais pas qui tu es et qu'est ce qui a pu se passer avant que tu vienne te refugier ici de la pluie. Mais je suis pas du genre de transformer qui que ce soit, en boucle d'oreilles. J'ai bien compris que tu étais une gemme et alors ? J'ai toujours détester ce racisme et cette discrimination que font preuve les humains envers vous.
Moi, mon nom, c'est Ocelot mais tu peux m'appeller Naomi, si cela te fait trop bizarre, c'est comme tu veux. Heureuse de faire ta connaissance du coup.


Tu vas jusqu’à lui donner ton vrai prénom, comme ça. Sois un peu plus sur tes gardes, Ocelot. Qui te dit pas qu'elle va pas te sauter dessus et t'étriper. Mais rien à faire, tu ne pouvais pas penser à ça d'elle. De vous deux, c'était bien elle la plus en position de détresse et ta présence semblait l'apeurer plus qu'autre chose. Tu te devais de l'aider et détendre l'atmosphère, dans tout les cas. Lui prouver que tu n'étais pas une ennemie.

- Tu peux rester aussi longtemps que tu veux ici, j'ai aucun soucis dessus. Je vais essayer de te trouver quelque chose pour pas que t'attrape froid non plus. ?  

Avec toute cette agitation, tu n'avais sans doute pas réaliser que celle qui se trouvait devant toi, était la source de ta troisième vision. Quelle étourdie tu fais.
Lun 3 Sep - 21:01
Ocelot
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Regard mi-clos, posture ramollo,
Tu ne peux t’empêcher de plisser tes lèvres pâles, de repousser d’un battement de cils tous les mots. Car la voilà qui a balayé en quelques syllabes tes doutes, éclaircit tes pensées noires mazoute.
Tu devrais desserrer ton emprise de forcenée, étendre tes membres repliés.
Montrer que tu as été touchée.
Mais tu restes prostrée, comme prête à feuler. Sa bienveillance, sa générosité en toute gratuité te pèsent en réalité. Alors te voilà clouée, engluée dans tes préjugés.
Incapable de te dérider malgré les efforts déployés.
Tu risques un regard en sa direction, de quoi faire dans l’observation. Une silhouette frêle, quelque chose d’altier mais d’humblement porté. Son visage aux stigmates juvéniles te font relever le menton d’entre ta poitrine, comme si ses traits avaient le magnétisme nécessaire pour t’attirer, réveiller ton intérêt.
Tes bras toujours enlacés,
Nouée dans ton confort pré-fabriqué,
Tu scrutes avec méfiance la petite déité.
Car petite gemme brisée n’aime pas être scrutée, se sentir en position de faiblesse comme si elle n’était que rudesse.
Mais elle se présente, l’air de rien, le tout sur un ton serein. Tu poses alors enfin une identité sur ce visage, laisse ta tête glisser sur le côté, le long du mur écaillé.
Deux noms, comme deux personnes différentes que l’on se doit de séparer.
Pratique étrange chez les bipèdes de chaire et de sang, tu te demandes alors comment tu dois la nommer. Une question après l’autre, te voilà à nouveau dans l’interrogation.
Qu’est-ce qui les amènent à vouloir protéger leur identité?
Qu’est-ce qui lui incombe, à cette femme pleine de bonté, pour désirer se cacher?
Tu hoches calmement ta tête lourde, pour montrer que tu l’écoutes.
Ne relève pas l’avis prononcé sur cette discrimination propagée. Tu n’as pas besoin de t’exprimer pour qu’elle sache ce que tu en penses, cela se lit dans tes origines rocailleuses, tes souvenirs intraveineux.

« J’aurais pu m’en passer mais, enchanté. »

Voix basse, regard jonchant le sol.
Les mots sortent plus agressifs que tu ne le veux, ils sonnent amer. Tu sais bien que tu es fautive, que les responsabilités t’appartiennent. Que face à l’hospitalité offerte, tu devrais faire les efforts nécessaires.
Et comme si tu craignais de devoir te racheter, de voir la note s’allonger, tu l’arrêtes dans son mouvement plein de hâte d’un éclat de voix.

« Ne te donne pas autant de mal. On tombe pas malade. »

Il y a un petit écho au fond de toi, une voix rocailleuse te rappelant à l’ordre.
Soit gentille, soit docile. Alors tu te redresses, la colonne rigide, le menton relevé, de quoi toiser. Reposant ta jambe brisée à tes côtés, tu expires.
De quoi te remonter, te donner le courage qui t’as manqué.

« Merci. Je suis reconnaissante. Même si ça se voit pas. »

Quoiqu’il arrive, tout ça te semble un peu surfait. Qu’importe le temps que tu passeras prostrée, aucune solution miracle ne s’offrira à toi.
Tu étais venue te cacher, récupérer.
Tu doutes maintenant comment t’en aller, d’autant plus avec une dette alourdissant ta conscience. Ta méfiance s’évanouie le temps d’un instant, elle fond pour laisser place à ton habituelle curiosité.
À cette petite étincelle au fond de ton regard qui s’agite dès que tu t’approches de ces cœurs battants, de ces chaires à vifs.

« Je suis D’Artagnan. Et je voudrais pas m’imposer davantage, j’ai entendu du bruit tout à l’heure en rentrant ici. Je suis probablement mal tombée. »

Et tu hausses nonchalamment tes épaules noueuses, fermant tes paupières. Tu n’as pas tout entendu, rien entrevue.
Mais tu as sentie la frustration émaner, se répandre de tout son long, venir grignoter les restes de patience qu’elle avait.
Un détail que tu n’avais pas ignoré.
Alors tu rouvres tes yeux, un léger sourire aux lèvres.

« C’est étrange de se retrouver ici. »

Tu le murmures, inaudible.
Mais la crainte animale, la hargne maladive se sont estompées, laissant ton charme flegmatique reprendre le dessus. Pas encore tout à fait soignée de tes angoisses passées mais prête à t’ouvrir davantage.

Mar 4 Sep - 19:46
D'Artagnan
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(( D'artagnan & Ocelot ))

Sans réfléchir un seul instant, ton corps était déjà prêt à se précipiter pour trouver quelque chose que tu étais certaine de ne pas trouver dans ce garage, si seulement tu avais réfléchi, ne serait-ce qu’un simple instant, tu l’aurais déja compris.

Et pourtant quelque chose au fond de toi t’envoyais un certain signal, voulant que tu restes près d’elle, sans la quitter des yeux. Non, pas par méfiance mais pour un tout autre sentiment diamétralement opposée. Comme quelque chose ou quelqu’un qu’on voudrait protéger de toutes ses forces. N’arrivant pas vraiment à mettre un nom dessus. Un ressenti puissant, qui te rendait toute chose sur l’instant. Incapacitant toute réflexion claire et convenable pour ce genre de situation.

Alors que tu t’apprêtais à tourner les talons, sa voix sû t’arrêter net et à temps, dans cette course folle que tu aurais été prête à entreprendre bêtement, vers un échec certain. C’était loin d’être un ordre et pourtant tu constatais qu’elle avait une emprise non dissimulée sur toi.

Te retournant dans un mouvement lent vers elle, l’écoutant attentivement, sans dire un mot.
Ton sourire disparu alors, laissant ton visage transparaître une certaine inquiétude pour elle, malgré ses mots. C’était pas comme si elle rejetait ton aide, tu le constatais bien, c’est juste que tu aurais dû le savoir, tu t’en voulais vraiment pour ça.

Une main près de la poitrine, les jambes proches l’une de l’autre, le regard bas. Te sentant désolée pour elle.

Murmurant alors, la tête légèrement basse.


- Oh … J-Je ne savais pas.


Soudainement, en relevant les yeux avec hésitation, tu la vis poser sa jambe qu’elle protégeait pourtant avec tant d’ardeur précédemment, sur le sol. Loin de donner encore l’impression d’être tout à fait apaisée, elle se redressait alors. Peut-être avait-elle entendu tes mots d’excuses … ?

Dans un langage corporel, un poil plus ouvert, elle expirait plus calmement, avant de prendre une nouvelle fois la parole.

A ces mots, très mesurée, tu sentis une honnêteté touchante, cachée derrière un faciès encore bien trop fermée. Mais cela te suffisait amplement pour que tu ne t’en veuille plus quelques instants.

Avant de ressentir à nouveau ce sentiment si bizarre qui serrait ton coeur te revenait plus lancinant que jamais, très loin d’être désagréable, tes seules pensées semblaient être envers elle et de l’incroyable beauté que tu voyais à travers elle, de ses cheveux d’un bleu magnifique, à ses lèvres d’une finesse d’orfèvre, en passant par ses yeux flamboyants. Tu ne savais pas ce qu’elle avait pu vivre jusqu'à maintenant, elle semblait bien encore sur ses gardes, en contrario à toi, peut-être trop sereine.

Tu savais que tu n’arriverais pas être objective, même en la regardant pendant des heures, ou à la jaugeant à travers vos discussions, mais tu étais sûre au fond de toi, qu’elle devait être une bonne personne. Une belle âme, en accord avec ce magnifique visage et ce corps si frêle. Intuition loin d’être irrationnelle.

Elle te donna ainsi son nom. Ou étais-ce juste un pseudo comme toi ? Peu importe. Il avait un côté réellement unique, presque chantant à l’oreille. Malgré que tu comprenais pas vraiment d’où cela venait, tu trouvais que cela lui allait si bien.

Malgré son état, elle ne voulait pas rester plus longtemps ici, comme si elle pensait qu’elle était de trop et qu’elle te gênait.
Tu te sentais presque gênée que quelqu’un ait pu entendre tes lamentations de toute à l’heure, pensant que tu avais d’autres problèmes à résoudre.
Tu te devais de la rassurer. Oui tu t’apprétais à le faire.


Juste une inspiration. Et ton esprit s’est bloquait sur son action de fermer les yeux.
Un léger mouvement de tête lui avait fait tomber ses mèches, comme si elle était inconsciente, en repos, une réflexion prolongée.

Comme si elle était ailleurs.
Différente. Modèle de pureté. Belle. Sauvage et pourtant si calme.
Entendant les gouttes de pluie continuait de tomber et résonner contre le plafond.
Tu réalisais à cet instant, quelque chose qui te fit trembler.
Te rappellant ce que tu t’étais dit avant son arrivée et cette rencontre.

Lieu, objet … Et une personne.

Lieu où la trouver, objet pour ne pas la manquer et arriver à temps, D'Artagnan.
Tu avais tout réuni.
Tu la sentais venir à toi, cette amie si particulière. Toujours aussi puissante, indomptable et imprévisible. Alors que tu faisais à peine le lien entre tous les éléments, au même moment.
Le puzzle était e n f i n complet.

C’est ici que tu devais la rencontrer.
Tout cela n’était pas si fortuit, tu le savais -l'espérait- au fond de toi.

Ta main droite portait directement à ton front. Tu souriais, heureuse de t’en être enfin rendu compte.
Ton regard vacilla, prévisible. Tu allais certainement sombrer. Et pourtant à cet instant pile, tes yeux ont choisi comme dernière destination de revenir à ses lèvres. Voyant un léger sourire s'installait sur celles-ci. Quelque chose d’inattendue et irréelle, cadeau sans doute imprévu, mais que ton coeur attendait depuis votre rencontre. Donnant l'impression qu'elle savait, voulant te rassurer, t'apaiser.

Cette r e i n e des glaces qui avait enchantée ton coeur au premier regard.

Laissant ta vue se blanchir de plus en plus pour laisser place à une nouvelle vision, dans un blanc sans pareil. Te déséquilibrant, certainement au sol pendant celle-ci. Tu ne ressentais plus rien de ton corps pour la première fois. Aucune peur, rien ne pouvait t'atteindre. Serais-ce une sorte d’inconscience ?
Tu voyais pourtant cette nouvelle révélation que l’on t’offrait, s'installait, se projeter directement dans ta tête.

Mettant au centre de cette vision, la kosmo, visage non dissimulée, son œil gauche laissant couler un simili de liquide lacrymal bleuâtre, évoquant une sorte d'eau marine bien plus pure que la normale. Face à cette même mer déchaînée, que avait vu précédemment, bien plus violente. Fixant l'horizon. Le regard vide, inanimée de l'intérieur, inexpressive. Alors qu'elle se faisait déposséder au fil des vagues cinglantes, de petits fragments d'elle-même, perdues à jamais dans les flots marins. Dans un bruit glaçant le sang. Comme si on l'a brûlait de l'intérieur. Elle en restait immobile, se désagrégeant à l'image d'un château de sable sous les assauts de la marée. Représentant sans doute les affres du temps passés ou futures. Une sorte de désolation l'entourait comme si elle se voyait maudite de sa condition. Comme si personne ne pouvait la sauver de son sort. Prisonnière du temps où chacun des êtres humains qui l'avait côtoyés étaient condamnés à vieillir sans elle. Coincée à jamais dans ce corps de gemme. Mais avait-elle au moins pu être aimée au moins une fois dans son existence ?

Tout dans cette atmosphère semblait si sinistre, si triste. Que voulait-on te montrer réellement dedans ? Son passé ? Son présent ? Son futur ?
Tu ne la connaissais pas assez pour vraiment te prononcer. Tu n'étais que spectatrice dans toutes tes visions, après tout. Mais tout cela t'angoissait beaucoup trop. D'artagnan semblait vraiment perdue et si triste dans cette vision. Elle allait se faire engloutir tout entière par cette représentation de mer imaginaire. Sans doute, une certaine signification d'avoir peur de ne plus rien ressentir, peur de devenir une coquille vide, sans possibilité de mourir. Ou peut-être tu te trompais sur toute la ligne.

Soudainement une vague plus grosse que les précédentes semblait lui asséner un sacrée coup sur toute la partie inférieur de son corps, ce qui lui fit pousser un cri des plus stridents, comme un animal qu'on aurait blessée.
La mer semblait avoir récupérer beaucoup plus de morceaux qu'avant et cela semblait pas vouloir s'arrêter.
Si cela allait continuer, elle allait vraiment disparaître, du moins cette forme d'elle.

Les larmes étaient en train de venir. Tu ne pouvais pas en supporter plus, tu voulais que tout cela s'arrête.
Quitter ce rôle d'observatrice. Tu voulais qu'elle te voit qu'elle se dise qu'elle n'est plus seule.
Mais tu semblais si invisible pour elle. Insignifiant, souffrant devant toi, sans que tu puisses faire, ne serais-ce qu'une seule chose pour l'apaiser.

Alors tu en criais à ton tour, alors que ces vagues te traversait comme l'être intangible que tu étais. Première fois que tu tentais désobéir aux règles de ton pouvoir. Quel que soit les conséquences de tes actes, tu ne pouvais plus laisser ne serais-ce une personne souffrir devant toi. Tu te l'étais promis.

Alors dans un dernier recours, tu te mis à l'enlacer, criant de toute ta voix, à moitié étranglée par tes sanglots.

- "D'Artagnan ! Je suis là ! C'est moi Naomi ! Je sais que tu es là !"

Quelque chose se passait dans ce monde, face à ce que tu avais dit.
Tu devais continuer.
Comme si ton emprise autour d'elle devenait de plus en plus réelle, matérielle, jusqu'a totalement devenir physique.

- "Tu n'es plus seule ! Regarde moi s'il te plait ! "

Son visage semblait de moins en moins inexpressive. Et ses yeux de moins en moins vide, avant d'arrêter de fixer l'horizon pour te regarder.

- "Je ne veux pas que tu disparaisses à jamais ! Reste avec moi ok ! C'est ça regarde moi, concentre toi sur moi."

Cela semblait bizarre pour toi de dire tout ça, mais tu voulais absolument la sauver. Elle commençait à former des mots avec sa bouche, incompréhensible, qu'elle répétait inlassablement. Ses pupilles revenant petit à petit. Par plusieurs vagues semblaient vous avoir touchés. Comprenant alors que vous partagiez alors la même douleur, elle te fit pousser un léger cri, tentant de t'éjecter alors avec une certaine puissance, restant toujours accroché à D'art' malgré leurs tentatives. Ce n'était sans doute que la moitié de la douleur de ce qu'elle avait pu endurer jusqu’à maintenant, mais c'était vraiment fort.

- "Ça fait mal ... Je sais ce que tu te dis au fond de toi, je suis qu'une humaine avec des pouvoirs, je te fais peur comme tous les autres, je sais qu'on se connait depuis une poignée de minutes maintenant, mais je voulais que tu saches que j'ai des senti-"

Une vague t'éjectais alors que tu allais lui dire quelque chose d'important, retrouvant ton état d'observatrice, immatérielle. Tes mots se retrouvèrent alors museler. Aucun son ne pouvait sortir de ta bouche. Au sol, relevant la tête, tu vis une dernière vague, gigantesque de plusieurs étages s'approchait rapidement de la Kosmo. Ne regardant plus l'horizon, elle te regardait de haut. Avant de te sourire, tout en pleurant, alors qu'une partie de son crâne lui avait été enlever.  
Articulant deux syllabes, mer-ci. Avant de refaire face à la vague, un court instant, tout en formant une barrière avec ses bras restants, comme pour te protéger, alors que tu tentais de crier de tout ton âme, muette, tentant de précipiter une nouvelle fois vers elle, sans succès.

Cela se finit ainsi. Elle fut engloutie, tout comme toi, ainsi que ce semblant de monde par ce tsunami démesurée.
Fin.


Tout semblait si noire, avant que tu reviennes à toi, dans une inspiration plus que sonore, comme si tu n'avais plus respirer depuis des plombes, sorti d'une eau qui n'existait que dans ta tête.
Tu t'étais bel et bien écroulée par terre. Reprenant tes esprits difficilement.
Tu continuais à crier son nom.
Avant de voir au-dessus de toi, son visage.
Elle n'avait pas disparue, idiote.
Mais peut-être que maintenant, elle allait partir au vu de comment tu as clamer son nom aussi bizarrement, tout en pleurant comme une petite fille.

Heureusement que tu n'avais pas eu le réflexe de te ruer sur elle sur l'instant. Car cela aurait été méga bizarre.
Alors que peut-être en expliquant ta vision, elle pourrait comprendre ce qu'il t'était arrivée, sans te juger, c'est ce que tu te disais. Alors tu lui expliquais sans crier gare, toujours sous l'émotion.

- "En fait, tu es la source d'une de mes visions, voilà pourquoi on a pu se rencontrer aujourd'hui. Et j'ai eu à l'instant, une autre vision de toi. "

Mais forcément, elle allait te demander la suite ... Tu pouvais plus faire marche arrière désormais. Tu étais dans un état bien minable et elle l'avait bien vu. Chacun son tour. N'est ce pas Ocelot.

Ven 7 Sep - 1:12
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