wicked lands

these violent delights have violent ends

heartbeats after ((revolver))

you are to blame. when you burn you rise from the ashes, when you drown you rise from the dark. some places cannot be healed with a bandaid and some reassuring words. empty people are not meant to stay alone forever. — r.m
Comme un automatisme, il y a son regard qui se porte vers l’astre solaire. Comme un automatisme, il y a un sourire qui fleurit sur ses lèvres. Comme un automatisme, il y a son cœur qui se serre, la brûlure dans son dos qui le démange. Pourtant incapable de détourner ses yeux de l’astre. Et il faut bien une main sur son épaule, pour le faire hisser comme un chat, sa main qui vole, assassine, vicieuse, pour s’arrêter à rien. Commandes rentrées dans son crâne à coup de cajoleries, à coup de punitions, à coup de répétions. Y’a sa main qui s’arrête mais l’éclat de peur réel dans les yeux du soldat, pantin, d’Eskeia. Le mal est fait, et il ne peut qu’hausser les épaules. Les mots hargneux que lui lance son partenaire tentant de lui rappeler le pourquoi de sa présence comme un brouillard. Rappel pourtant évident qu’il est là pour se sacrifier pour leur permettre de vivre. Mais l’influence du soleil sur son esprit est forte, trop, et Icarus en lui rêve déjà de s’envoler, de s’en rapprocher, plus encore si possible. Pourtant il a été bien formé Xishui. Assez pour soigner sans dire un mot, la douleur comme une information banale dans ses veines. Et il ferme les yeux sur sa condition, il sait qu’il fait bien, son job. Il sait qu’il fait ce qui doit être fait pour obtenir cette reconnaissance tant désirée. Et c’est bien plus tard, tandis que le soleil commence à décliner dans le ciel, qu’il soigne ses plaies. À l’écart du groupe. C’est bien plus tard quand l’influence diurne, divine, se fait moindre sur son cœur nostalgique qu’il applique de ses doigts tremblants des bandages autour de ses bras sanguinolents. Chaires suintantes qu’il tente d’apaiser comme il peut. Mais il serre les dents Xishui, il serre les dents quand on lui propose d’aller rincer ses plaies directement dans l’eau du port. Menaces indirectes qui lui font hausser les épaules et s’éloigner d’eux. Il sait très bien qu’au matin prochain il se devra d’être à leur côté pour réaliser la fin de cette mission dont il ne sait rien. Tenu au secret, les instances jugeant à tout jamais Icarus d’un œil mauvais, Xishui fait ce qu’il doit faire. Soigner. L’œil qui regarde l’eau du port d’un air inquiet, la peur d’y tomber, de s’y noyer, d’y brûler, c’est pourtant transcendé qu’il arbore sa présence dans ces lieux inconnus. L’est comme un monde neuf et si différent, son regard qu’il espère neutre sur les populations habitants ces terres. Mais c’est un éclat qui le fige. Mèches rosées, tendrement cramoisies. Mèches rosées, tendrement rougeoyantes comme une aube attachante. Il en connaît la douceur de cette chevelure. Il en connaît les éclats de cette personne sans la connaître, larmes qui coulent le long de son visage à la recherche de souvenirs qu’Icarus se refusent à partager. Cœur serré tandis qu’il scrute cette ombre du passé, ses pas l’emmenant dans un automatisme nostalgique vers la jeune femme. Il la connaît. Son cœur hurle de douleur, il la connaît. Il la connaît mais Icarus se montre cruel à vouloir la garder pour lui. Il la connaît, elle qui fait crier, pleurer, sangloter son être d’une mélancolie sourde. Il la connaît, le nom entre ses lèvres, le besoin de vouloir la serrer contre lui. Il la connaît, le nom contre la barrière de sa gorge, tandis qu’il passe difficilement sa bouche dans un écho mouillé. « ‘Volver … » Il la connaît. Mais elle ne souvient pas. Et c’est le déchirement de son âme. Icarus qui pleure son propre deuil. Icarus qui pleure les souvenirs qui toujours finissent par redevenir poussières. Elle ne souvient pas. Et il a le cœur déchiré Xishui. Elle ne se souvient plus.



@revolver  ♡
(c) noctae
Jeu 9 Aoû - 19:10
Xishui Wang
habitation :
nord ((vorei)) — appartement où il passe seulement ses nuits, comme un endroit où dormir sans avoir le nom de maison.
affiliation :
eskeia ((phonos)) — de ceux qui pourraient devenir des victimes - casualities - soldat sachant se battre, pourtant envoyé pour ses dons, médecin avant toute chose ayant vu plus d'horreurs que de merveilles.
particularités :
enfant d'apollon autant béni que maudit, la réincarnation douloureuse de cet être qui aimait tant le soleil ((icarus)) — toucher divin ((guérison)) capacité à soigner les autres en laissant sa peau se marrer de fleurs rougeoyantes, brûlures du soleil comme un rappel cruel à ce qu'il est.
avatar :
hakuryuu ren (kim soonyoung - svt) + strparadise bb ♡
Messages :
76
Date d'inscription :
26/07/2018
yvridio
mea culpa


L’eau avait toujours eu un aspect catalyseur à ses yeux embués. Souvenir rebondissant contre des cataractes qu’elle ne voit plus que dans des songes apatrides, le sud proscrit – elle-même exilée dans les confins terreux et parfois bouseux d’un est étranger, se languit de la douceur d’une cascade le long de ses épaules lactescentes. Pensive et coupable, la gemme s’émancipe des troubles qu’elle s’inflige elle-même dans l’obscurité rougeoyante de sa chambre ; la claustrophobie ronge ses chairs et gratte ses pierres, l’idée-même de ne pouvoir sortir s’engouffre dans sa gorge et bloque sa trachée.

Alors elle contemple l’immensité la plus pure, rêve des étendues vertes qu’elle aurait dû créer de l’autre côté de cet océan opalin. Infamie ancrée dans les inclusions détraquées de son être, l’infime éclat d’abjection suffit à dilater les excroissances carmines trônant sur son crâne rose. Saphir meurtri, la peau parsemée de tâches rouges – à l’arrière de ses pensées meurtrières, l’idée d’aller consulter le lapidaire paraît étrangère.

Si plongée en son être elle ne remarque ni ta présence, ni ton attention ; la sienne accaparée par le remous des vagues écumeuses, atermoyant ses tentatives d’y plonger. Pas aujourd’hui, pas quand la roche sur ses bras semble si érodée ; pas quand elle s’imagine déjà brisée contre les roches impitoyables et que, au final, la mort se fait plus sentence que salvation.

« ’volver… » Ses mâchoires se serrent, le timbre profane à ses oreilles immortelles. La présence pérégrine altère sa sérénité et, quelque part, elle la soupçonne responsable de la nouvelle expansion de padparadscha sur son encéphale, les stigmates éclosant sur son derme poudreux à la vision des fleurs brûlées sur ton visage anémié. « Icare. » L’oxygène inutile manque à son absence de poumons et ses serres grattent le ciment froid de son piédestal, perchée sur un trône de fortune elle te toise de ses yeux cristallisés de tristesse.

C’est qu’elle t’a aimé, fils calciné ; plus encore que ces dieux dont tu chantes les louanges, que cet Apollon qui n’a daigné que t’envoyer sur Terre. Plus que ces artifices parentaux qu’on t’a offerts, les réincarnations enfouies au creux miséreux d’enfants coléreux – et qu’elle t’a fui, indéniablement. Mais comprends-la, comprends qu’un fragment d’elle s’est éteint à tes côtés, que tes années humaines n’avaient qu’ébréché les siennes irréelles. Trop de fois Revolver s’est entichée d’une âme mortelle et, quelque part, la tienne avait été la genèse de sa destruction.

Le silence s’étire et vous ficelle d’un malaise qu’elle ressent jusque dans les tréfonds nécrosés de ses pierres, et tout à coup le trépas a des allures samaritaines. « Ainsi donc, tu es revenu. » L’amertume sature ses palabres, dégouline d’entre ses sibyllines syllabes ; l’ardeur de ses saphirs affrontent l’éther de tes rétines et des larmes auraient pu irriter la peau de ses joues, si on l’avait programmée pour pleurer ses troubles. Mais Revolver traîne sa peine dans le silence et la sécheresse, incapable de purger son âme d’un trop-plein d’émotions qu’on a ancré dans ses inclusions. Ses gemmes tremblent, s’écorchent contre l’air mais jamais ne pleurent. Elle peut crier, hurler, chanter ses affres aux astres aphones, mais pas sangloter.

Alors ce sont tes pommettes que ses doigts pressent, l’épiderme doux et chaud sous la pointe acérée de ses griffes rougeâtres ; ses commissures s’étirent, givrées par la candeur d’un spleen de plusieurs décennies. « Tes absences ont pesées. » Son ton argentin lui paraît singulier, elle entend les lexèmes comme elle percevrait des aphorismes étrangers ; elle s’écarte de sa propre personne en plongeant dans tes cobalts. « Je ne suis pas revenue, même après te l’avoir promis. Je ne t’ai pas cherché. » Et le long de ses laïus perle le fiel qu’elle souffre envers elle-même, ses caresses implorant un pardon que le pauvre hôte dans lequel tu t’es réfugié ne saurait lui offrir.

« Qu’es-tu venu chercher, Icare ? » Elle avait effleuré le tendre espoir d’acquérir l’immortalité, de t’en faire une offrande pour s’amnistier de ses péchés. « Sais-tu.. Sais-tu pourquoi je n’ai pas voulu te trouver ? » Et, à l’horizon, elle aurait juré avoir senti le soleil soupirer.




Ven 10 Aoû - 12:53
Revolver
habitation :
une villa retapée dans l'est, au milieu de nulle part
affiliation :
anké -- cheffe du secteur d'atropos, la force armée de l'affiliation. elle supervise aussi les voleurs et peut parfois aider à dénicher des logements convenables.
particularités :
bénédiction // morphée -- capacité à s'infiltrer dans les rêves d'autrui et d'y implanter ou retirer une information, une idée.

gemme // saphir padparadscha (9) -- la pierre est imbriquée au creux de sa paume droite.

ce que dit la bouche d'ombre (revolythe) // imo pectore (revodrix) // mélancolie cruelle (revelion) // catharsis (revodèle)
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zero two- ditf (cara delevingne) + pleocchi
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10/07/2018
kosmo
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