wicked lands

these violent delights have violent ends

ultima necat, (pétale)

vulnerant omnes, ultima necat


à la grâce de ses délires, la réalité semble hors de portée, les traumatismes l’astreignant à regarder la poussière s’accumuler, à sentir le temps passer dans l’érosion de ses membres nécrosés ; la pourriture alors se propage le long de ses pierres, gorgeant sa peau d’un voile rougeâtre et venimeux. elle en cracherait du sang et se fendrait elle-même si elle le pouvait, se déliant d’affres au coeur desquels on l’a poussée, dans lesquels on l’a forcée à s’étendre, à s’enliser.

padparadscha caresse la perspective d’une fin violente et sèche, la pierre solidement imbriquée dans sa main refusant de s’en détacher - et les dieux lui soient témoins, elle a tenté à maintes reprises d’éclater la surface cramoisie de sa gemme, n’écopant que d’un inconfort sourd agitant des inclusions peu enclines à se briser. désir suicidaire annihilé par des visites succinctes, et la voici qui caresse du bout de ses doigts cristallisés les desseins fastueux d’une libération imminente.

dans les confins obscurs de sa cage, l’animal guette - s’apprête à bondir sur quiconque oserait faire gémir le battant alarmé des portes d’acier qui la contiennent, son derme scarifié par des griffes déformées ; et sur son crâne poussent une paire de cornes carmines, la séraphine déchue de tous ses exploits se réassemble en furie écarlate, ses serres encore vibrantes d’avoir rompu maintes camarades, d’avoir fendu de nombreuses collègues - amies. si plus tard elle vivra avec le poids insoutenable de leurs fissures dans ses chairs, à ce jour elle se contente d’abhorrer ses semblables, aliénée par une trahison qui aura scellé son destin d’un tout autre cachet, la condamnant à ressentir, dans ses fantômes d’entrailles, la douleur si particulière d’une faim dont elle n’avait jamais souffert.

mais toi, oh - toi qu’elle n’oublie guère, même lorsque son propre nom trébuche au bord de ses lèvres purpurines. toi qu’elle chérit de ces amours éthérées, toi qu’elle aurait baigné dans ses soins les plus délicats si on n’avait arraché à-même son corps cette âme qui la rendait humaine, ce brasier qui la faisait vivre ; toi qui aujourd’hui encore ose la louanger de tes tendres sourires.
si l’aigue-marine a pour but de catalyser le surplus de haine emmagasiné sous sa peau d’albâtre, sur tes épaules repose la douce responsabilité de raviver des sensations endormies ; par-dessous ses ongles démangent le souvenir d’une étreinte, d’une caresse saturée de cette tendresse qu’on attribuerait à agapé tant elle paraît exempte de toute brutalité.

pétalite.

elle murmure, tenaillée par des mémoires absurdes - t’imagines sous une autre forme, avant que la pierre blanche n’éclate et que le topaze s’y mêle. te revois derrière une frange excessivement longue, dissimulée derrière des mèches opalines. pourtant, quand ses mains se tendent, que ses griffes s’agrippent le plus tendrement possible à ton poignet qu’elle image tendu, c’est à la fraîcheur d’une autre personne qu’elle se confronte, et le rougeoiement de ta tignasse scindée l’enchaîne au présent. fût-elle équipée de poches lacrymales qu’elle aurait épanchée sa peine dans des sanglots amers ; mais c’est la sécheresse de ses épaules agitées qu’elle brave, la pulpe rosée de ses lippes chevrotante.

partons, je t’en prie. aide-moi.

la désespoir suinte en cataractes et tressaille dans ses palabres écorchées, alors même qu’elle tente, tant bien que mal, de ne pas plonger dans tes pierres les extrémités acérées de ses éperons rubescents. elle frémit d’un courant d’air imaginaire et t’implore de ses incandescentes iris, la lassitude rongeant des sillons froids le long de son visage esseulés ; padparadscha arrive à la lisière pourpre de sa capacité à endurer ces traitements, naviguant à vue entre des nuits agitées et des jours crucifiants.
et si tu ne sais comment la sortir de cet enfer, pitié - qu’on l’émancipe de ses troubles, qu’on plante dans son saphir tous les sévices de ces siècles de frustration. qu’on la tue, s’il le faut.




Mer 8 Aoû - 0:58
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bénédiction // morphée -- capacité à s'infiltrer dans les rêves d'autrui et d'y implanter ou retirer une information, une idée.

gemme // saphir padparadscha (9) -- la pierre est imbriquée au creux de sa paume droite.

ce que dit la bouche d'ombre (revolythe) // imo pectore (revodrix) // mélancolie cruelle (revelion) // catharsis (revodèle)
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ultima necat, (pétale)
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