wicked lands

these violent delights have violent ends

pushing daisies (coré) // printemps 3018

je nourrissais dans ce décor

l'inépuisable envie d'éclore

les pas des vagabondes s'évanouissent ainsi, simplement, sur le pavé de cinquante mille ruelles - pimprenelle ne se perd pas ; pimprenelle découvre.
car la primprenelle du printemps ne faisait encore rire personne, elle avait temps libre pour flâner à toutes les terres, à tous les pôles qu'on lui permettait d'arpenter ; elle n'avait pas encore de vélo mais elle semblait voleter tant elle trottinait vite, pimprenelle libellule, pimprenelle sans maison ; s'enfonce dans le quartier comme une enfant sauvage à la ville.
son nez levé sur les carrés de ciel repère tous les bistros de mauvaise vie qu'elle ne peut pas se payer, mais elle n'en a pas besoin, elle ne fait que visiter après tout - après tout elle ne se nourrit que d'air nouveau ! pimprenelle ne connaît rien mais veut tout embrasser, aussi elle dévore les rues avec une hargne tranquille, la paisible hâte des impatients qui ont, après tout, tout leur temps.
pimprenelle n'a pas de montre mais tout le monde commence à quitter la table autour d'elle, alors il doit être quinze heures - on ne voit plus le soleil en-dessous des bâtiments. ça l'inquiète un peu mais rien qui ne puisse la détourner de son but premier (tenace pimprenelle), celui de conquérir l'ouest pas du tout sauvage, de le soumettre à tous les regards qu'elle voudra bien lui infliger. elle n'est pas perdue donc prend le temps de tout regarder - les balcons des appartements, les bottines des passantes, l'écriture délicate des menus tracés à la craie. tout se plie aux pupilles menthe à l'eau de pimprenelle ; c'est ainsi qu'elle distille, imperceptiblement, l'aimable tyrannie des regards indiscrets.

elle qui est très forte à ce manège - est remontée cinquante fois à bord.

mais au cinquante-et-unième tour, il y a -
une

fleur ?



c'est ça - elle est minuscule mais sublime. délicatement logée entre deux pavés de la rue marchande, ses pétales couleur d'or tendent vers la source de lumière la plus proche, un peu à sa droite, là où l'ombre du toit se termine. elle est minuscule, pimprenelle y voit une paillette, elle veut s'approcher pour la voir de plus près. elle est minuscule : elle a disparu.

elle n'a pas le temps de comprendre que ses pieds nus se soulèvent vers l'emplacement du bouton d'or, là où il n'est désormais plus ; il semble à pimprenelle que le soleil tape un peu plus fort sur sa nuque maintenant qu'elle l'a vu.
sa bouche se scinde dans une expression terrifiée car : elle était là ! je vous le jure, la fleur était là ! et maintenant qu'elle ne piétine que du gravier, pimprenelle se demande si elle devient folle, peut-être, peut-être que la ville ne lui réussit pas finalement ? qu'elle hallucine sans les champs de fleurs au coin de son regard ? ça lui donne légèrement envie de pleurer ; peut-être, après tout, qu'elle n'est même pas bonne à voyager.

sauf que voilà : il y a une autre fleur.

et il suffit qu'une seconde passe pour qu'il ne soit plus question de pleurer, pimprenelle se fige et retrace le chemin qui se dessine sur sa gauche. pimprenelle qui s'appelle alice pendant quelques instants ; elle ne s'est pas encore perdue.

pardon ! mademoiselle ! excusez-moi !

ses pas se chevauchent pour n'écraser aucune mignonne, elle manque de tomber, mille fois peut-être, son cerveau n'est pas fait pour la réflexion alors encore une fois - elle court, elle ne se balade plus.

pimprenelle est submergée - elle sourit car il lui semble avoir enfin trouvé un but à sa flânerie d'existence.

c'est vous qui faites ça ? c'est génial ! vous m'avez trop surprise !

ses yeux se lèvent indécemment (trop rapidement) sur le minois de la magicienne ; elle voit un peu flou malheureusement, son cœur ne ralentit toujours pas, et sa course semble l'avoir rendu un peu plus échevelée que d'ordinaire : un peu plus sauvage, la pimprenelle, dans les bousculades du printemps.
Mar 7 Aoû - 4:39
Pimprenelle
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kosmo
pushing daisies

Ô printemps.
Ô doux vent qui effleure les chevelures, qui répand les effluves du renouvellement éternel. Ô tendresse de la matinée ni trop chaude ni trop froide, délicate et sereine, annonciatrice du beau temps. Ô soleil de plus en plus présent, astre lumineux qui s'élève de plus en plus haut dans le ciel, rayonnant comme jamais. Ô fichues pâquerettes qui apparaissent à chacun de tes pas lorsque tu avances désespérément dans la rue.
Tu aimes le printemps, mais sa puissance te prive du contrôle sur la nature qui t'envahit à chaque mouvement. Tu ne peux te permettre de t'arrêter, au risque de voir tes pieds entourés de verdure, et chaque regard porté sur toi dessine la surprise et l'incompréhension.
Après tout, tu es comme une étoile filante, dont la longue traînée est composée de fleurs abondantes qui apparaissent et meurent si rapidement. Chacune s'écrie vie ! avant de s'effacer, laissant place à d'autres qui connaissent toutes le même cycle. Croissance trop rapide, sans apports nécessaires, croissance artificielle et donc mortelle. Les fleurs éphémères de ton apothéose involontaire.
Mais aujourd'hui, tu n'as pas eu le choix que de t'extirper de ton chez toi. Plantes en pot dont la longévité les préserve de se faire affecter nécessitent des minéraux que tu avais épuisés. Boutique de jardinage favorite accostée, tu était repartie aussi vite qu'arrivée.
Mais soudain, un cri, et te voilà retournée. Une jeune fille arrive, échevelée, essoufflée, la surprise peignant son visage rougi de milles teintes de la beauté. Tu souris, car elle a l'air aussi douce qu'une fleur printanière, sans être pour autant éphémère, et tes mains se saisissent de ses coudes en craignant sa probable chute.
Oui, c'est ma faute, mais vous en semblez ravie.
Tu te tais au sujet des plantes qui commencent à vous escalader, et la dévisages à la place. Elle a l'air jeune et inexpérimentée, mais tu ne définirais pas l'âge que tu pourrais lui donner. Ses cheveux sont aussi roux que les tiens, mais semblent d'avantage flamboyant de part leur densité.
Vous avez fait une drôle de course pour me rattraper, le moins que je puisse faire c'est me présenter : je me nomme Coré.
Ta main vient se loger contre tes lèvres alors que tu réalises avoir fait rimer tes propos, et le rire s'échappe un peu d'entre tes doigts tendus. Cette jeune femme apportait tant de lumière, que tu en avais presque oublié ta haine printanière.

Les pâquerettes. Elles sont. PARTOUT.
Dim 12 Aoû - 13:38
Coré
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yvridio

je nourrissais dans ce décor

l'inépuisable envie d'éclore

voilà que par magie, le soleil ne les éclaire plus d'en haut : il grimpe désormais du cœur de pimprenelle, arrive avec une douceur alpiniste dans le coin de ses joues, puis sur ses pomettes, puis sur son visage entier - c'est finalement toute ta silhouette qui semble rayonner comme le font celles des gens heureux, tout un champ de minuscules fleurs rouges qui éclosent dans sa nuque, à l'alcôve où naissent les soupirs les plus tendres ; là où leurs pâles camarades s'étalent au pavé comme autant d'astres déchus
pimprenelle : a les yeux pleins d'étoiles.

elle n'a jamais connu d'été mais il lui semble que cette dame pourrait porter la saison en châle, que c'est une peau en robe d'été qui la couvre, elle y voit - quatre tournesols, deux soleils, et la clarté de l'horizon où l'on perd le regard ; mais où l'on garde l'émerveillement. alors elle s'appelle coré ? pimprenelle se prend à sourire, elle ne savait pas que les sons pouvaient avoir des textures ; elle a du coton sur les doigts.

bonjour coré alors ! vous avez un super joli prénom. moi c'est pimprenelle mais c'est un peu long alors vous pouvez dire pimpim ou pimp ou comme vous voulez -

elle marque un temps mort avant de se sentir tomber, car elle se sait de ses gens-là qui parlent en respirant - qui parlent comme ils respirent ? de ces gens-là qui ne savent pas trop ce qu'ils disent au final mais qui le disent quand même, pimprenelle apprend à se contenir car elle se veut polie et bien élevée, elle veut laisser parler l'autre - l'effort est si grand qu'elle se sent rougir d'avantage, pimprenelle qui se dresse sur ses orteils, et offre son visage au rire des magiciens. elle ne sait pas pourquoi elle rit : si c'est d'elle, ce n'est pas grave.

vous
vous avez un métier ? c'est pas grave si- vous en avez pas. moi non plus


ses épaules frissonnent et se rentrent car il lui suffit d'une seconde pour avoir quinze mille meilleures questions ; et puis elle ne s'aime pas sur le coup, alors elle plisse un peu les yeux, on croira que c'est le soleil.
Mar 11 Sep - 22:58
Pimprenelle
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pushing daisies

Sourire épanoui alors qu'elle rayonne de joie et de bonne humeur, te happant dans sa chaleur comme s'il s'agissait de quelque chose qui se répand qui infecte - et tu es infectée de son bonheur jusqu'à la chaleur de tes paumes caressées par les multiples fleurs qui ne cessent de croître autour de vous. Sa langue vibre de paroles, encore, tendrement, et tu te surprends à laisser échapper un rire alors que son prénom s'échappe, tendre et doux, tout comme elle, rayonnant.
Pimpim.
Voix douce et affective, tu as envie de la protéger cette fleur là, cette douce créature adorable, tendre, cette surprise printanière qui t'est tombée dessus. Elle rougi, ses joues coquelicots t'arrachant un soupir face à tant d'adorabilité - car comment ne pas la trouver irrésistiblement adorable ?
Je n'en ai pas vraiment non plus. Je vends juste mes fleurs, mais je ne peux pas dire de ça que c'est un métier.
Car un métier c'est une labeur, c'est des heures de travail, c'est l'enfer d'eskeia, d'être soldat. La passion et l'amour ne sont guère un emploi, même s'ils t'aident à payer factures et repas, ils demeurent toujours quelque chose de tendre et d'agréable, à des lustres de ce pourquoi on paye les gens aujourd'hui.
Tu la contemples plisser les yeux, ta main venant cueillir la sienne avec sûreté.
Tu veux peut-être venir boire un thé ? On pourrait faire connaissance !
Jovialité étonnante dans ta voix, tu te découvres de bonne humeur ce jour là, comme si pour une fois le printemps t'avait apporté un vrai présent, un cadeau divin et agréable, sous la forme de ce joli visage joyeux qui ne cesse de te surprendre.
Et toi que fais-tu là ? Tu avais peut-être un rendez-vous quelque part ?
Le doute s’immisce, peut-être avait-elle d'autres plans, d'autres lieux où se rendre, sans toi.

Les pâquerettes. Elles sont. PARTOUT.
Sam 29 Sep - 13:32
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