wicked lands

these violent delights have violent ends

miracles + paradis

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miracles


ft. paradis





L'air du crépuscule contre les lèvres, qui lui irrite les nerfs.
La fraîcheur vespérale, insensible à la barrière du tissu, se faufile sous les plis de son manteau et engendre à l'occasion quelque frisson qu'il ne peut réprimer. Il a beau resserrer les pans de son vêtements contre lui, Abraxas se sent gelé. Pourtant le demi-jour est doux. C'est lui qui, comme souvent, souffre de sa frilosité.
Cette sensation de froid ne le lâche jamais quand il opère à visage découvert. Naissant de la vulnérabilité éprouvée en cette occasion, elle lui évoque l'insécurité du no man's land, où les corps s'exposent à l'ennemi, incertains de leur survie. Abraxas a de l'aversion pour l'air que ses ennemis respirent. Il se sent étouffé par cet assaut contre lequel il ne peut rien ; l'intimité de l'attaque, s'infiltrant dans son corps par ses poumons, accentue ses tremblements.
Andromaque, dans un creux de son âme, l'observe dans le silence le plus complet.
Abraxas ne connait pas le chemin. Souvent on lui a intimé d'aller chercher un colis, un rapport, une information ; ce genre de commandements se multiplient avec les ans. Sans doute cherche-t-on à le ménager ; et malgré une once d'indignation qui met son corps en alerte, il étouffe la moindre protestation qui se faufile dans la gorge. Il en comprend le bien fondé. Il ne peut prétendre que les douleurs n'existent pas ; elles forment comme un arrière-fond dans son paysage, ne s'éteignant jamais, et le temps aidant elles gagnent en importance. Un jour, sans doute, elles le submergeront. Abraxas n'a pas encore quarante ans, mais les cicatrices ne comptent pas l'âge. Les articulations perdent de leur souplesse quand on les use. Le dos, aujourd'hui, le lance. La nuque s'est raidie. Il aurait besoin d'un massage, très certainement, mais jamais il ne s'accordera un tel luxe.
Il ne connait pas le chemin, mais il se souvient des directions qu'on lui dit de prendre. Il ne prend note de tel éclat de couleur que pour s'y repérer ; c'est sinon avec une indifférence coutumière que le soldat s'enfonce dans les entrailles du cirque. On ne prête pas attention à lui ; ce chemin est, paraît-il, le plus discret qu'il puisse emprunter, et il ne croise presque personne. Un sourire, de l'assurance, et l'on oublie qu'il n'est pas de ce monde. Il ne ressent cependant aucune attirance pour cet univers criard et bruyant, ni dédain d'ailleurs. Le cirque est, tout simplement ; il doit faire avec.
Alors qu'il arrive devant la loge qu'on lui a indiquée - vérifiant le nom avant de frapper -, Abraxas se fait la réflexion qu'il s'ennuie un peu. Il se fiche bien de ce rapport, qu'il offrira à l'ordre sans poser de questions ; cette fiabilité en fait le messager idéal. Pion manipulable, presque dénué de volonté - et il sent, au fond de son esprit, la désapprobation d'Andromaque. Elle sait, la réincarnée. Elle sait qu'il sort de sa passivité dès lors qu'il le veut vraiment ; encore faut-il stimuler sa passion. Abraxas, tu tiens à plus de choses que tu ne veux le croire.
Le rictus qui traverse son visage n'est que pour elle ; mais à cet instant la porte s'ouvre, et la bouche du soldat s'affaisse subitement.



HRP: jai rp je mérite des félicitations mdr.



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Lun 30 Juil - 11:36
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béni d'héra + le don d'abraxas est puissant mais il ne peut s'en servir pour lui-même. il lui confère la capacité de se lier à une personne de son choix et de lui apporter tout soutien dont elle aurait besoin. est-elle blessée ? abraxas est capable de partager la douleur, voire de transférer la blessure sur lui-même. est-elle fatiguée ? il peut lui donner un peu de sa propre énergie. a-t-elle du mal à contrôler son propre don ? il peut l'aider à le faire. abraxas peut en faire beaucoup pour celui ou celle à qui il se liera, mais toujours au détriment de sa propre santé, de sa propre vie.
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ne pas savoir
(et tout croire)
que fait un illusionniste lorsqu'il attend ?
il perd son temps, sûrement. il joue avec des aimants, probablement, il teste de nouveau tours (des fourberies des acrobaties des tromperies), immanquablement. il ment, aussi.
et toi, paradis, tu te maquilles.
c'est le printemps, tu t'étais dit. il y avait la fraîcheur des cerisiers sur tes paupières poudrées, le blanc des nuages sur le reste de ton visage, le bleu des oiseaux au fond de tes yeux. le miroir en face de toi renvoyait cette image de beauté figée ; son collier de lumières venait faire briller les éclats d'étoiles qui sublimait tes traits. si les nymphes existaient, elles auraient notre visage -le mien, plutôt, mais avec ton atmosphère. l'air digne, impérial, le regard dur, le dos droit, le port altier des soldats qui ne veulent rien connaître d'autre que la guerre.
voilà ce que j'en pense : les batailles, c'est facile.
je sais que tu n'es pas d'accord. nous ne sommes pas souvent d'accord.
c'est sûrement pour ça que tu m'as enfermé dans un coin de notre tête.
ce n'est pas grave. je ne veux pas en sortir de toutes manières.
alors j'observe, et je comprends, paradis. je le dis : tu n'as plus vraiment d'envies. du moins, pas de celles qui construisent un homme. qui l'élèvent plus haut. qui ont un but salvateur. je sais que tu m'entends, et je sais que tu fais comme si ce n'était pas le cas.
tu m'en veux déjà assez comme ça. quelle idée, de ne pas avoir un corps fait pour le combat.
quand je recroise mon visage, je crois que je me rends compte qu'il est devenu celui d'un étranger. tu as transformé mes traits doux en de longs angles effilés. je crois que ce qu'il reste de moi, c'est la maigreur.
ce n'est pas très flatteur.
ce n'est pas très grave. j'ai rendu les armes. comment résister un conquérant tel que toi, de toutes manières. tes souvenirs sont trop sanguinaires pour ce moi ordinaire. j'imagine que c'est un sacrifice comme un autre. de ceux dont on ne parle pas, car pas assez héroïque, pas assez triste, pas assez dramatique.
tant que je n'ai pas mal, tout me va.
et toi -c'est l'inverse.
ah. ce regard. tu m'écoutes, alors ? ravi de le savoir. tu sais, hector, parfois je me demande si c'est possible d'en finir dans sa propre tête. je veux dire : je n'ai plus vraiment envie d'être là. et toi, tu préférerais être seul. alors dis-moi. est-ce que tu crois que c'est possible ?
et bien sûr -on toque. il n'y a que le silence qui répond. tu n'es pas vraiment du genre chaudement amical, non, encore moins quand il n'y a pas besoin de faire semblant. des secondes s'écoulent, comme si tu n'avais pas envie d'ouvrir. tu sais, je vois combien tu essaies de te convaincre, mais être espion n'est pas pour toi.
cette peau est trop blanche pour ton esprit fêlé. il lui manque de la chaleur. des effusions de rouge.
lassé, tu vas ouvrir la porte.
ah. il est grand. il est fort. c'est une enveloppe que tu aurais aimé avoir. des muscles sur lesquels on peut compter. un visage osseux. masculin. du noir qui l'enveloppe comme une tombe.
vous n'avez rien à voir.
tu soupires -je crois que ce n'est que dans notre tête. pas dehors. pas dans le vrai monde. tu fais ça, souvent, mais tu n'aura pas ma sympathie.
bonjour. puis-je vous aider ? il s'agit des loges privées. si vous souhaitez assister au spectacle, il vous faudra prendre un ticket et attendre encore, mh-- coup d’œil à la montre qui siège sur un mur trois heures.
tu te doutes que ce n'est pas un client. il n'a pas l'air d'être ceux qui peuvent encore s'émerveiller, même s'il semble apprécier le mystère. la moitié de son visage n'est pas visible. ça te donne envie d'hurler à la stupidité : il n'y a pas moins reconnaissable que quelqu'un qui cherche trop à ne pas être reconnaissable. tu jures intérieurement. un jour, ces envoyés vont te faire tuer.
tu lâches la porte pour aller de nouveau siéger sur ton fauteuil. ta bouche est sèche, droite ; tes pupilles, inquisitrices. les mains sur les accoudoirs, tu as un air de roi.
mais voilà : tu n'as toujours été que prince.
Jeu 2 Aoû - 5:33
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(bénédiction) vision d'éden - fait oublier tout ce qu'il y a autour, concentre votre attention sur des petits détails des choses qui deviennent d'un coup si fascinantes que vous n'avez plus que des étoiles dans les yeux.

(réincarnation) hector - c'est apollon qui l'a fait revenir, comme s'il n'en avait pas eu assez comme s'il voulait en finir : hector, lui, est trop fatigué pour tout fuir. the bravest of the brave retourné sur terre, solitaire qui ne veut plus entendre aucun mystère dans cette existence funéraire, cinéraire.

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Abraxas n'a que peu d'intérêt pour les individus qu'il ne rencontrera qu'une fois. Ce n'est pas de la froideur ; cette indifférence, elle est partagée de tous, toutefois la politesse implique de passer outre cet état. Il faut, avec délicatesse, se composer un visage avenant, saluer convenablement, alimenter la discussion avec doigté. Abraxas n'en est guère capable. Son visage demeure fermé ; ses yeux glissent alors sur le petit homme qui lui a ouvert. Une crinière blanche comme de la neige et des yeux qui détaillent son visiteur ; une marque écarlate abîmant la pâleur de son teint. L'homme a l'air frêle, raffiné ; une brindille emportée par le vent. Abraxas, toutefois, ne s'y trompe pas ; ce n'est clairement pas un de ces athlètes qui font le spectacle, pour autant, il ne faut pas le considérer comme faible. Qui sait ce qui se cache derrière cette placidité apparente ?
Abraxas n'ouvre pas la bouche ; malgré ce que lui dit l'espion, il laisse la porte grande ouverte et s'installe dans un fauteuil. L'équivalent d'une invitation, assurément. Andromaque, mal à l'aise, s'agite dans les tréfonds de son esprit ; Abraxas se dit qu'il ne devra pas être long. Il referme délicatement la porte derrière lui ; il exécute le geste en évitant de tourner le dos au jeune homme tapi au fond, instinct de combat oblige. Abraxas ne se sent pas en danger ; pour autant, il ne veut pas laisser une ouverture. Vingt années de lutte constante, à devoir surveiller ses arrières, marquent l'âme. Abraxas ne sait plus se détendre que sur sa propre paillasse, ou entouré de ses frères d'armes.
Il avance ensuite jusqu'au jeune homme, se tient juste devant lui. « Ce ne sera pas long. Je veux juste le rapport et je m'en vais. »



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Jeu 9 Aoû - 11:16
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béni d'héra + le don d'abraxas est puissant mais il ne peut s'en servir pour lui-même. il lui confère la capacité de se lier à une personne de son choix et de lui apporter tout soutien dont elle aurait besoin. est-elle blessée ? abraxas est capable de partager la douleur, voire de transférer la blessure sur lui-même. est-elle fatiguée ? il peut lui donner un peu de sa propre énergie. a-t-elle du mal à contrôler son propre don ? il peut l'aider à le faire. abraxas peut en faire beaucoup pour celui ou celle à qui il se liera, mais toujours au détriment de sa propre santé, de sa propre vie.
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le destin est un requin
ton horloge ne fait pas de bruit. elle trône, tout en haut de la pièce, si large et si imposante qu'il est impossible de l'ignorer. c'est elle, la maîtresse de la salle, celle qui surplombe les lieux comme un dieu perché dans son éden. dans son paradis.
elle est presque comme une auréole sur notre tête. visions d'un autre type.
lui, il n'a pas l'air impressionné. c'est sûrement qu'il s'en fiche. qu'il n'a même pas regardé.
tu soupires à nouveau, en dedans. tu aurais préféré être habillé d'armures, et avoir plus que trois couteaux dans tes manches, et avoir des choses plus coupantes que ta langue.
souvent, tu te sentais nu.
dans une autre vie, tu savais apprécier cette sensation. maintenant, ça ne soulevait que de l'angoisse, ça sculptait des frayeurs qui n'avaient pas lieu d'être ah ça rappelait des souvenirs en répétition -différents mais avec la même fin : ta mort.
ton abnégation n'est pas infinie. j'en suis certain. un jour, tu ne voudra plus revenir.
et lui -il a bien l'air de ne jamais avoir voulu être là. ton regard impérial ne le fait pas ciller ; il est trop hagard, trop sonné par le normal pour apprécier ta grandeur, sûrement. qu'importe. les fleurs murmurent à ton oreille (serpents de ta méduse), elles te disent qu'il serait celui qui amène l'automne et toute la fin des choses. ce noir ne lui va que trop bien. apparence austère, épiderme glacé. c'est une nature morte dont le crâne est encore recouvert de peau.
tu l'observes dans les moindres détails. c'est ton métier, après tout. il te faut repérer ce qui cloche, et ce qui convient, et ce qui est à venir. peut-être qu'être espion, au final, c'est aussi être voyant.
si c'est le cas, tu ne vois pas de fin.
sa hâte te fait soulever un coin de lippe. tu n'as pas l'intention de le laisser s'en aller si vite, même si vous en mourrez tous deux d'envie. n'est-ce pas drôle ? combien ce que tu détestes faire te force à faire d'autres choses que tu détestes.
tes lèvres rouges bougent doucement. elles sont assorties à ton œil en décomposition, à moitié caché derrière un lys. ton discours, lui, est caché derrière sa prestance. évidemment. rien de potentiellement suspect à un grand énergumène tout vêtu de noir et à l'air beaucoup trop sérieux, qui rentre et ressort d'une loge en moins de deux minutes mais en prenant tout de même soin de refermer la porte. tu poses ta joue sur ton poing fermé, le coude vissé sur la chaise. amateur, que cela semblait dire, mais je ne comprends pas toujours tes insultes. elles sont trop subtiles. presque comme s'il y avait quelque chose à cacher. l'homme nous domine de toute sa hauteur. ce n'est pas grave : ton regard ne flanche jamais, dans ce genre de situation. tu sais ce que tu vaux. et lui -ah, lui ne sait rien. ce n'est qu'un soldat, sûrement, quelqu'un qui ne comprend rien. si ça se trouve, il est aussi bête que ses pieds. en tout cas, il n'est pas habitué à l'exercice. en attendant, vous avez l'autorisation de vous asseoir quelque part. tu n'as pas besoin de te plier aux mondanités, alors tu les esquives avec plaisir. sans rien toucher, évidemment. tes yeux se font plus durs à cette phrase. l'insistance se fait sentir. et si vous voulez à boire pour patienter, vous êtes assez grand pour vous servir tout seul. il y a une bouteille, posée à côté du miroir et du maquillage. dedans, un voit flotter des tranches d'agrumes. du citron, de l'orange. un peu de lavande.
et le silence, quand tu te remets à porter ton attention à ton reflet -un oeil qui traîne paresseusement sur cette montagne noire, dans le fond.
Mer 22 Aoû - 11:38
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Abraxas s'impose par sa simple carrure. A la droiture qu'il adopte lorsqu'il se tient debout, il ne se défait pas des habitudes ancrées depuis le plus jeune âge ; relever le menton sans fierté, poser les yeux dans le regard de l'autre, lèvres aplanies d'indifférence, dans l'attente la plus totale. Abraxas ne cherche pas à impressionner ; il ne fait qu'attendre, se mettant à la disponibilité de l'autre. L'autre le perçoit , ou ne voit-il qu'un soldat tout de noir vêtu, inconscient des impressions qu'il laisse - dénué de tout, sauf peut-être de la douceur d'Andromaque dansant dans son regard, mais qui s'en rendrait compte ?
Un peu agacé par la remarque, Abraxas s'efforce de conserver une face neutre. Avec le temps, cela lui est devenu presque naturel - presque. Il a aussi envie, par moments, de recentrer ceux qui se font des idées à son sujet, s'efforcent de le faire agir comme ils le désireraient. Mais le soldat y trouve sa liberté, dans cette rébellion passive ; ne pas cacher qui il est, c'est finalement s'affirmer le plus.
« Je ne suis pas un espion, fait-il remarquer d'une voix grave, je n'ai pas à cacher qui je suis. » Et derrière ces mots se cachent une insulte voilée, pas comme toi, semble-t-il dire. En vérité, Abraxas ne se soucie pas vraiment de cet homme ; il comprend même très bien la nécessité de recourir à des espions. Toutefois, puisqu'il s'est engagé dans la voie du guerrier, puisque c'est son sang qui doit couler, il ne se reniera pas.
« Très bien. » : accorde-t-il, cependant, s'installant sur la première chaise à porte de main, sans se départir de son attitude glacée. Andromaque, en lui, ne se détend pas non plus. Elle ne se sent pas tout à fait l'aise dans cette loge où elle sait Abraxas désarmé. Elle a envie de le protéger, et pour cela il lui en est reconnaissant.



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Jeu 23 Aoû - 11:47
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canif
tu ne le regardes pas mais tu le juges : tu sens dans l'atmosphère la lueur froide qui émane de sa peau cadavérique. il te fait penser à un couteau. tu le vois flou, quand tu t'intéresses aux pinceaux et aux couleurs. c'est un contraste intéressant, sûrement. un peu ironique -mais n'est-ce pas l'essence de cette partie de ta vie, hector ?
tu secoues un de ces ustensiles -de la poudre s'échappe en un nuage. la lumière entoure tes cheveux blancs comme une auréole. tu es beau. c'est une chose qu'on ne pourra pas nous enlever, mais ah c'est ton regard qui donne toute la profondeur à ce corps trop doux. trop commun, peut-être. c'est si triste que les choses calmes soient souvent considérées sans saveur.
mais pourquoi est-ce que j'en parle : si tu mets tant d'arc-en-ciels sur ta peau, c'est pour sortir du lot. c'est quelque chose de nouveau pour toi, ces attraits qu'on colle sur sa carcasse pour qu'on s'intéresse à la personnalité. tu dis que c'est pour le travail et ah, évidemment. c'est vrai. en partie. je suis dans ta tête. je sais que tu aimes tout ça. (quand on te voit pour la première fois et que les sourcils se lèvent, quand tu rentres sur scène et que les yeux brillent, quand on t'observe de loin et qu'on s'arrête un instant et quand on est confus deux minutes (et quand il y a des réactions)(de l'admiration)(de la dévotion))
quitte à ne plus pouvoir être roi, tu peux toujours être dieu.
j'ai tord, je sais : tu es trop sage pour ça. mais c'est ta fierté qui te perdra.
vous n'êtes pas espion, effectivement. ta condescendance impériale, cette manière si caractéristique de transformer les mots des autres pour qu'ils se les enfoncent dans leurs poitrines tous seuls. c'est un jeu que tu gagnes toujours : le pauvre n'avait aucune idée de ce dans quoi il s'était embarqué. mais est-ce malin pour un soldat de ne pas prendre soin de ceux qui pourraient leur sauver la vie ? notre œil se relève. l’accommodation change sans arrêt : de la fleur à l'homme, et de l'homme à la fleur. et soudainement, tu l'arraches de ton visage.
on voit tout le rouge de ton sang qui dégouline doucement, libre du lys qui empêchait toute larme. la chaire à vif flamboie presque autant que les paillettes posées sur sa symétrie ; l'iris ressemble à celle des chiens de combat (affamés, acharnés, prisonniers).
cette fois, tu regardes droit dans son tas d'ombre. allons, détendez-vous. ça me serait défavorable de vous agresser. d'autres auraient pu vouloir le rassurer, mais tu n'as toujours aimé que l'honnêteté et la logique. c'était sûrement la manière la plus simple pour le toucher.
mais voilà : moi, je ne comprends pas pourquoi tu continues à lui parler. tu ne fais jamais ça. jamais.
Dim 2 Sep - 7:39
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Abraxas peut patienter. Il n'est pas l'esclave du temps, il peut se permettre d'en perdre ; le jeune homme perdra patience avant qu'il ne soit véritablement forcé de repartir. Cela ne faisait, bien sûr, pas partie de ses calculs, mais tout planning qu'il se fixe se veut flexible. Il a bien conscience de la force de l'imprévu, des moments perdus pour des raisons que l'on n'imagine pas. Andromaque est d'accord avec cette sagesse. Lorsqu'elle était en vie, elle s'arrangeait toujours pour que le temps ne lui manque jamais. Elle était même bien meilleure à ce jeu que lui - contrairement à lui, l'emprise que d'autres imprimaient sur son existence pesait davantage. Abraxas, au fond, n'avait plus bougé de sa place depuis qu'il y avait élu domicile ; avec les ans, il avait étendu ses racines, de sorte que l'on pouvait difficile l'en sortir si on le désirait.
Si c'était aussi un jeu pour l'espion, alors il n'a pas une main gagnante. Peut-être se figure--il détenir un semblant de pouvoir sur l'homme qui, venant chercher son rapport, est soumis à sa bonne volonté ; pourtant, il ignore tout de ce qui l'aurait marqué. Le soldat souffre de ses propres faiblesses, et poussé à bout de la bonne façon, il danserait dans le creux de votre main. Toutefois, personne ne s'y est essayé ; quel intérêt de dépenser tant d'énergie quand l'homme est si docile ? L'espion devrait s'en rendre compte ; on ne contrôle Abraxas que bien superficiellement, parce qu'il se laisse faire ; mais son absence de lutte n'est pas tant un abandon qu'un manque pur d'intérêt.
Et il préfère tenir sa langue, Abraxas ; car nulle obligation ne le force à admettre que sa propre existence ne lui importe guère, et qu'il pourrait la donner sans y songer. Qu'il est étrange que nul autre ne songe à cela : être soldat, c'est mettre ses propres désirs entre parenthèses, et faire de sa vie propre une arme. Nécessairement, mourir n'est plus qu'une peur douce, dont on s'accommode. Au bout de vingt ans de lutte, les vétérans ont affiné leur instinct de survie ; ils n'ont plus besoin d'autant de précaution. Leur agiter leur propre mortalité sous le nez est donc assez risible. Aussi Abraxas préfère-t-il ne pas relever.
A la place, ses yeux détaillent le visage et les traits qui s'offrent à lui. Il les trouve fatigants ; aisés à reconnaître, ils constituent par conséquent un déguisement idéal. Peignez son visage de blanc, teintez ses cheveux de sombre, et vous ne le reconnaîtrez plus ; vous n'aurez jamais pris la peine de vous intéresser au tracé de ses contours, à l'expression plus sincère de ses regards. Abraxas lui-même abandonne ; il est lassé, et après tout, Andromaque observe aussi par ses yeux ; elle a toujours regardé plus longtemps que lui. Parce qu'elle ne peut rien faire, elle dévisage les autres, assiste en spectatrice assidue aux scènes qui se produisent sous ses yeux, et parfois elle voit ce qu'il ne discerne pas. Elle lui semble même particulièrement intéressée par l'illusionniste, non qu'il puisse lui en vouloir - elle doit s'ennuyer avec lui, par moments.
« Je suis détendu. » : fait-il d'une voix lâche, ayant perdu d'un peu de son tranchant ; c'est la voix qu'il utilise pour Andromaque, pour lui parler quand rien n'est en jeu, et qu'il patiente sagement, attendant que le temps daigne passer pour lui.



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Dim 9 Sep - 18:08
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naïf
le fait est que tu contrôles immanquablement la chute de cette situation : c'est d'une logique des plus simples. dès que tu le jugera bon, tu le congédiera comme un autre, et tu ne le reverra probablement jamais.
tu n'es pas du genre à imaginer des choses, sauf celles qui se passent dans la tête des autres. tu as la compassion froide des stratèges de guerre, et l'angoisse colérique des mathématiciens trop effrayés de ne pas comprendre la logique de l'immatériel. si tu n'étais pas si distant, si tu étais encore aussi tendre qu'avant, tu aurais été une si belle personne, hector.
je le revois dans tes souvenirs : il y a tes côtes qui se soulèvent quand tu te rappelles le sourire de ton fils, il y a ton cœur qui se transforme en soleil face à la fierté de ta ville, il y a tes mains qui comprennent l'univers quand tu fermes les yeux dans ce souvenir de bonheur
(et la cage se referme comme un piège à loup, et l'étoile brûle jusqu'à la dernière cendre, et l'homme n'est pas fait pour comprendre l'infini alors tu deviens f o u)
tu sais que ce n'est pas une solution viable, mais pourtant tu persistes : s'il n'y a pas de bonheur, il n'y a pas de quoi te rendre pire.
ça a l'air d'être une philosophie que l'autre applique aussi. pas un sourire. pas une émotion. rien pour s'accrocher à lui, pour égratigner un peu ce qu'il peut présenter. trou noir. on n'arriverait même pas à dire s'il a une couleur ou s'il est juste transparent.
ça ne lui fait rien, ce que tu dis. et pourtant : n'est-ce pas tout ce qu'un soldat a à perdre ? sa servitude. même mourir au combat reste un désavantage. un poids. un mauvais calcul.
mieux vaut rester les talons sur terre, à défaut d'être six pieds en dessous.
mais voilà : personne ne dit rien.
ah, c'est que tu trouves le temps long.
chaque seconde que tu passes à détailler sa pose rigide est marquée par le flot de ton oeil. c'est d'un cramoisi funèbre, comme si les vagues annonçaient la peste, la fauche, la fin. hypnotique. d'une manière qui laisse croire qu'on peut entrapercevoir ton âme.
les monstres l'ont mangés.
c'est de la poésie.
tu te demandes souvent si ce n'est pas vrai (les vautours les vers les hyènes et les fennecs)
tu te demandes parfois si ce n'est pas niais (les désamours les hivers les sirènes et les échecs)
tu ne te demandes pourtant jamais (si ce lourd univers a assez d'oxygène pour ces obsèques)
____________________________ si tu es une chimère toi aussi
imaginaire asilaire sanguinaire
militaire solitaire génocidaire
évidemment.
tu tamponnes ton œil en le quittant du regard. son intensité est d'une application qui te fait frissonner derrière ta peau desquamée. ce n'est pas quelque chose que tu veux continuer de regarder : tu as peur qu'il se glisse sous ton épiderme, comme un parasite.
et tu joues le temps, pour tu ne sais quelle raison. j'aimerais te dire donne-lui ce rapport et chasse-le mais il y a des choses dans ton cerveau qui valsent trop vite pour mon esprit (j'en ai le tournis)
Jeu 27 Sep - 16:17
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(réincarnation) hector - c'est apollon qui l'a fait revenir, comme s'il n'en avait pas eu assez comme s'il voulait en finir : hector, lui, est trop fatigué pour tout fuir. the bravest of the brave retourné sur terre, solitaire qui ne veut plus entendre aucun mystère dans cette existence funéraire, cinéraire.

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